schillingreport 2020

Éditorial

Quand, il y a 15 ans, nous avons analysé pour la première fois la composition des organes directeurs des 100 plus grands employeurs suisses, peu d’entre eux avaient mis la diversité des genres à l’ordre du jour. La proportion de femmes dans les directions s’élevait alors à 4%. Aujourd’hui, pour la première fois, cette proportion est un pourcentage à deux chiffres (10%). Depuis notre première enquête en 2010, la proportion de femmes dans les conseils d’administration est passée de 10% à 23%. Cela fait plusieurs années que cette évolution est constante. C’est pourquoi je pense que d’ici 2024, nous aurons passé pour cet organe le seuil des 30%.

Même si les consciences sont nettement plus éveillées, que ce soit dans les organes opérationnels ou dans les organes stratégiques, je continue d’être persuadé qu’une diversité des genres équilibrée au niveau des directions reste un projet intergénérationnel, qui va se décliner en trois phases. Nous nous trouvons actuellement à la fin de la première, à savoir ce que j’appelle la phase de sensibilisation. Elle a été marquée par des entreprises pionnières, qui ont mis en place des mesures judicieuses pour développer leur relève en vue de la diversité des genres. Elles ont compris à quel point il était essentiel de disposer de sa propre réserve de talents féminins pour être un employeur attractif et une entreprise florissante. Le nombre de ces entreprises phares n’a cessé d’augmenter. Il y a 10 ans, 32 entreprises comptaient des femmes dans leur direction; parmi elles, seulement 7 employaient plus d’une femme à la direction. Aujourd’hui, les femmes sont présentes dans les directions de 62 entreprises, dont 23 en recensent plus d’une. 55 des 94 (soit 59%) membres féminins des directions travaillent dans exactement 19% des entreprises analysées.

Je suis confiant et pense que nous sommes désormais au seuil d’une nouvelle phase: celle de la prise de conscience. C’est là que se sépare le bon grain de l’ivraie. De plus en plus d’entreprises commencent à récolter les fruits de leurs investissements. En effet, elles ont davantage à leur disposition de brillants talents féminins, qu’elles ont su développer grâce à une gestion consciente des talents ces dernières années. Elles renforcent la diversité des genres à tous les niveaux et consolident leur avance sur le marché des talents. Les retardataires sont à la traîne et voient s’intensifier la pénurie de main d’œuvre. Ils ne peuvent éviter d’investir eux aussi dans leur propre pipeline. Dans la troisième phase (acceptation), il y aura assez de femmes au niveau des cadres intermédiaires de la relève en vue de la diversité des genres pour que leur évolution au niveau des directions devienne la norme. Et la diversité des genres sera largement acceptée. On pourra difficilement imaginer qu’il en allait autrement avant.

Malgré une sensibilisation de plus en plus importante, cela m’étonne que seulement 53% des plus grandes entreprises emploient une ou plusieurs femmes au niveau de la direction. 47% des entreprises étudiées ne comptent toujours aucune femme dans leur organe directeur le plus élevé. En revanche, seulement 11% des entreprises étudiées poursuivent leur évolution sans aucune femme au sein de leur organe stratégique, à savoir le conseil d’administration. Je suivrai de près cette évolution dans les prochaines années.

La tendance à la numérisation est une réalité pour tout le monde. L’an dernier, les entreprises ont renforcé leurs compétences en matière de technologie, d’automatisation et de numérisation. Ces entreprises sont de plus en plus conscientes que cette compétence est nécessaire au sein de la direction si elles veulent se positionner avec succès pour relever les défis de la numérisation. Nous assistons aussi actuellement à une multiplication des nouveaux postes de direction dans le secteur de la numérisation. 39% des sociétés analysées viennent d’intégrer cette compétence à leur direction. Je suppose que cette tendance va se poursuivre dans les prochaines années.

Les interviews de dirigeants et de dirigeantes renommé-e-s vous feront aussi découvrir comment les entreprises suisses et l’administration publique abordent ces tendances et quels profils spécifiques elles recrutent pendant la transition numérique. Bonne lecture!

Bien à vous
Guido Schilling

1 Résumé

Cette 15e édition du schillingreport présente plusieurs nouveautés: pour la première fois la proportion de femmes dans les directions des 100 plus grands employeurs suisses franchit la barre des 10%; on compte même 20% de cadres supérieures dans le secteur public; remarquable: les entreprises renforcent les compétences de leurs directions en matière de numérisation; ensuite la proportion de personnes de nationalité étrangère continue de se stabiliser.

Les organes directeurs de l’économie suisse et du secteur public

Pour la première fois une proportion de femmes à deux chiffres au sein des directions
La proportion de femmes au sein des directions des 100 employeurs suisses les plus grands a augmenté de 9% à 10%. Un poste de direction vacant sur cinq (21%) a été pourvu en nommant une femme (contre 18% en 2019). Malgré la hausse de la proportion de femmes, seulement un peu plus que la moitié (53%) des entreprises comptent des femmes aux postes de direction (contre 49% en 2019). Les directions d’entreprises et conseils d’administration doivent donc continuer de s’engager clairement dans ce sens. Les entreprises du SMI ont pourvu un poste de direction sur trois en nommant une femme, faisant ainsi passer la proportion de femmes dans leurs directions de 10% à 12%, ce qui confirme leur avance.

Carrière classique – promotion interne
Après une valeur exceptionnellement haute l’an dernier (64%), les entreprises ont cette année encore pourvu la majorité (61%) des nouveaux postes attribués à des femmes en faisant appel à la promotion interne. Cette proportion dépasse même celle des hommes (59%). Il est réjouissant de constater que les entreprises mettent l’accent sur la promotion interne et profitent maintenant de leur investissement dans le développement des talents. Cela présente des avantages pour tout le monde: les nouveaux membres des directions connaissent la culture, entretiennent déjà un réseau de relations et ont un rayonnement positif en interne et en externe.

Le secteur public pionnier
La proportion de femmes parmi les cadres supérieur-e-s du secteur public continue de progresser de façon constante et a augmenté de 2 points de pourcentage pour atteindre pour la première fois les 20% (contre 18% en 2019). Le secteur public confirme ses efforts de l’année précédente et a pourvu de nouveau 38% des postes vacants de haut niveau avec des femmes. La proportion de femmes cadres supérieures du secteur public est donc deux fois plus élevée que dans les directions de l’économie privée. L’amélioration de la diversité des genres dans le secteur public est liée à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. C’est la clé d’une bonne diversité des genres. Sur ce sujet, le secteur public montre la voie à l’économie privée.

Les entreprises renforcent les compétences de leurs directions en matière de numérisation
La numérisation est sur toutes les lèvres. Dans le schillingreport 2020, ses effets sont perceptibles au niveau des directions: 12 entreprises ont nommé des nouveaux membres des directions qui disposent d’une expertise reconnue du numérique. 8 d’entre eux ont pris des positions nouvellement créées par les entreprises. Cela signifie que les entreprises accordent une importance plus grande à la transformation numérique. Les compétences liées au numérique soient de plus en plus ancrées au niveau des directions.

La proportion de personnes de nationalité étrangère continue de se stabiliser
Au niveau des directions, la proportion de personnes de nationalité étrangère diminue de 45% à 44%. Cela fait quatre ans qu’elle s’est stabilisée autour de ces chiffres. Plus des deux tiers (70%) des membres des directions de nationalité étrangère travaillaient déjà en Suisse ou dans une entreprise suisse avant d’occuper leur poste actuel. Par conséquent, ils avaient déjà un niveau de cadre intermédiaire ou supérieur en arrivant auparavant chez un employeur suisse. Les talents étrangers représentent un complément indispensable à la relève suisse. Nous devons veiller à ce que cette source ne se tarisse pas.

Évolution constante au sein des conseils d’administration – plus de femmes avec des mandats multiples
La proportion de femmes au sein des conseils d’administration passe de 21% à 23%. Les entreprises ont confié un peu moins d’un mandat de conseil d’administration sur trois vacants (32%) à une femme (contre 38% en 2019). Si, en Suisse, la proportion de femmes continue d’augmenter de 2 points de pourcentage tous les ans, en 2024 elle dépassera (31%) la barre des 30% exigée par la législation. La part des membres femmes des conseils d’administration cumulant 2 mandats ou plus augmente de 7% à 9%. Elles se partagent désormais 17% des mandats détenus par les femmes. Ce pourcentage augmente depuis 2 ans: on en comptait 10% en 2018 et 13% en 2019. Cela fait déjà des années que les hommes poursuivent leur carrière professionnelle d’administrateurs en cumulant plusieurs mandats importants, mais désormais les femmes font de même. Si l’on se concentre sur la proportion de femmes, il sera intéressant de voir comment elle se développe au regard du cumul des mandats.

Envol de la proportion de femmes au sein des conseils de surveillance des entreprises du DAX
Au sein des conseils de surveillance des entreprises du DAX, la proportion de femmes est passée de 33% à 36%. 38% des postes vacants ont été pourvus avec des femmes (contre 30% en 2019). Depuis 2016, les entreprises allemandes cotées sont obligées de respecter un quota de 30% de femmes au sein des conseils de surveillance. L’année dernière, il semblerait que les efforts des entreprises se soient relâchés, comme si le travail pour atteindre le quota avait déjà été fait. Mais il s’avère qu’un nouvel élan est constaté au sein des conseils de surveillance. Au sein des directoires des entreprises du DAX, la proportion de femmes est passée de 14% à 15%.

2 Introduction

La société guido schilling ag recueille depuis 15 ans les données sur la composition des directions et conseils d’administration des 100 plus grandes entreprises suisses. Depuis quatre ans, l’évaluation a été étendue au secteur public, et l’analyse porte également sur les cadres supérieur-e-s des 26 cantons et de l’administration fédérale. De plus, tous les deux ans, la société guido schilling ag demande aux 250 plus importantes entreprises de Suisse de lui communiquer leurs chiffres sur la relève en vue de la diversité des genres, afin de révéler le potentiel de managers femmes parmi les cadres des échelons supérieurs et dans l’encadrement intermédiaire. Le schillingreport assure une «transparence au sommet» et s’est imposé comme un instrument indépendant et reconnu d’état des lieux et d’analyse approfondie des niveaux d’encadrement en Suisse.

Les données sur les directions et les conseils d’administration des 100 plus grands employeurs ont été rassemblées par une équipe de projet interne de guido schilling ag. Nos propres recherches, avec des consultations individuelles et des demandes directes auprès des entreprises qui généralement ne publient pas de données, font toute la valeur de cette enquête. Les données sont complètes à 97% pour les directions, et à 96% pour les conseils d’administration. Les données du secteur public ont aussi été recueillies par une équipe interne de guido schilling ag, puis vérifiées par la plupart des cantons, ainsi que par l’administration fédérale.

Les données sur la relève en vue de la diversité des genres ont été demandées directement aux 250 entreprises les plus importantes, car ces chiffres ne sont pas accessibles au public et ne peuvent être trouvés autrement. La date de référence à laquelle les données de cette année sont actualisées pour les relevés concernant les 100 plus grands employeurs et le secteur public est le 31 décembre 2019. Les données sur la relève en vue de la diversité des genres n’étant collectées que tous les deux ans, pour cet aspect le jour de référence est le 31 décembre 2018.

Les tendances et évolutions sont ensuite examinées et analysées séparément, par sous-groupe: les femmes, les étrangers, les entreprises du SMI, les CEO et les présidents des conseils d’administration.

Cette année le schillingreport présente une série d’interviews de CEO et une représentante du secteur public. Leur opinion reflète une lecture intéressante et variée qui complète l’analyse des données.

3 Indications générales concernant le rapport

Depuis quatre ans, le rapport sur les plus grands employeurs suisses intègre en plus le secteur public et sa composition en termes de cadres supérieur-e-s; il présente également la relève en vue de la diversité des genres des 250 plus importantes entreprises suisses. Dès les premières années, ces informations complémentaires ont permis d’aboutir à des conclusions essentielles; elles ne manqueront pas de refléter des évolutions passionnantes dans les prochaines années. L’équipe de projet interne de guido schilling ag a recherché les données utiles sur les canaux les plus divers et a demandé les données manquantes directement aux entreprises. Beaucoup de sociétés ont donc mis à disposition des informations qui ne sont pas accessibles au grand public. Pour cette quinzième édition le schillingreport continue de s’appuyer sur une solide cohérence des données.

Annexe

Une nouvelle annexe a été créée pour le schillingreport, complété entretemps par les données du secteur public et de la relève en vue de la diversité des genres; elle fournit des informations détaillées sur ces échantillons et présente des évaluations complémentaires sur la formation des membres des organes directeurs, les langues dans le secteur public, etc., qui ne figurent pas dans le rapport, et donne donc une idée précise des échantillons étudiés. L’ensemble des chiffres des années 2006 à 2016 du schillingreport classique, analysant les 100 plus grands employeurs suisses, est disponible sous forme d’annexe séparée.

Échantillons étudiés

La liste de toutes les entreprises associées au relevé figure à la fin du rapport. Une distinction est faite entre les différents échantillons, chacun étant identifié par une couleur, afin de faciliter la lecture.

Private Sector
Les 100 plus grands employeurs suisses
Public Sector
26 cantons et l'administration fédérale
Gender-Diversity-Pipeline
DirectionConseil d'administrationCadres supérieur-e-s (chancelier/chancelière fédéral-e, chancelier/chancelière d'État, secrétaires généraux/secrétaires générales, chefs/cheffes d'office)Conseil fédéral/Conseil d'ÉtatDirection
Cades des échelons supérieurs
Encadrement intermédiare
Effectifs
Conseil d'administration

L’échantillon issu de l’économie privée, avec les 100 plus grands employeurs suisses, tel qu’il est analysé depuis 2006, est désigné dans l’ensemble du rapport par le terme «Private Sector». L’échantillon de la relève en vue de la diversité des genres, pour lequel les 250 plus importantes entreprises suisses ont été interrogées, est appelé «Gender-Diversity-Pipeline». Que ce soit pour le Private Sector ou pour le Gender-Diversity-Pipeline, les 20 entreprises du Swiss Market Index (SMI) ont été examinées séparément. L’échantillon du secteur public couvre les 26 cantons ainsi que l’administration fédérale et est appelé «secteur public». La date de référence à laquelle les données de cette année sont actualisées pour les relevés concernant les 100 plus grands employeurs et le secteur public est le 31 décembre 2019. Les données sur la relève en vue de la diversité des genres n’étant collectées que tous les deux ans, pour cet aspect le jour de référence est le 31 décembre 2018.

Pour l’échantillon Gender-Diversity-Pipeline, la proportion de femmes dans les deux niveaux d’encadrement au-dessous de la direction a aussi été examinée, afin de montrer si les niveaux de management inférieurs disposent ou non d’un potentiel féminin qui pourrait évoluer vers l’échelon immédiatement au-dessus. On entend par échelons supérieurs les équipes des membres de la direction et par cadres intermédiaires ceux qui sont juste au-dessous des cadres des échelons supérieurs. La présente analyse fournit donc un aperçu des trois échelons opérationnels de direction les plus élevés d’une entreprise. À titre de comparaison, on regarde aussi la valeur correspondante de l’ensemble des effectifs.

La taille d’un échantillon peut varier entre deux problématiques. En effet, pour certaines enquêtes, les données ne sont pas complètes pour toutes les personnes. À quelques exceptions près, tous les pourcentages ont été arrondis suivant les règles communément admises, car les décimales fournissent une précision trompeuse, qui ne reflète pas la réalité.

Dans cette évaluation, une importance particulière a été accordée aux personnes ayant rejoint les organes au cours de l’année étudiée, car c’est souvent grâce à elles que sont le mieux révélées les innovations et les tendances.

L’échantillon Private Sector couvre les groupes avec leurs filiales, quand ces dernières répondent aux critères de sélection. Elles peuvent en apparence être perçues comme des doublons, mais il est nécessaire de les prendre en compte, car beaucoup de filiales jouent un rôle majeur sur le marché suisse. Sont par exemple analysés le groupe Zurich Insurance Group mais aussi l’entité locale Zürich VersicherungsGesellschaft AG. Autres exemples de double saisie: UBS AG ou Credit Suisse Group AG avec leur filiales UBS Switzerland AG et Credit Suisse (Schweiz) AG. Pour les enquêtes sur les conseils d’administration, les filiales, entités locales et divisions des groupes n’ont donc pas été prises en compte.

Direction/cadres supérieur-e-s/Gender Diversity PipelinePrivate SectorPublic SectorGender-Diversity-Pipeline
202020192020201920202019
Nombre total d'entreprises/d'organisations analysées1381382727249
Entreprises/organisations effectivement dans le rapport118100%117100%27100%27100%129100%
Informations complètes disponsibles11497%11497%2074%2074%11791%

La taille de l’échantillon Private Sector varie au fil des années, à cause des fusions, reprises et de la composition du SMI. De même, après certains changements au sein d’une entreprise, les critères justifiant l’intégration dans le schillingreport peuvent ne plus être remplis. Actuellement, pour le Private Sector, 900 membres des directions et 118 entreprises ont été analysés. Pour l’échantillon secteur public, l’analyse porte sur 1027 cadres supérieur-e-s dans 26 cantons et dans l’administration fédérale. Les chiffres de l’année dernière de 129 entreprises ont été étudiés pour l’analyse de l’échantillon Gender-Diversity-Pipeline.

CA/Conseil fédéral et Conseil d'État/Gender-Diversity-PipelinePrivate SectorPublic SectorGender-Diversity-Pipeline
202020192020201920202019
Nombre total d'entreprises/d'organisations analysées99992727249
Entreprises/organisations effectivement dans le rapport90100%89100%27100%27100%129100%
Informations complètes disponsibles8696%8899%27100%27100%12194%

L’échantillon des conseils d’administration du Private Sector est plus limité que celui des directions, car les conseils d’administration des entités locales suisses et ceux des divisions de groupes n’ont pas été intégrés. Une enquête sur ces organes fausserait l’image de l’échantillon. Actuellement, l’étude porte sur 825 membres de conseils d’administration de 90 entreprises. Pour l’échantillon secteur public, l’analyse porte sur la proportion de femmes parmi 160 conseillers/conseillères fédéraux/fédérales et conseillers/conseillères d’État. Pour l’échantillon Gender-Diversity-Pipeline, les conseils d’administration de 129 entreprises ont été analysés.

Répartition par branche des entreprises étudiées

Dans le schillingreport 2020, 118 entreprises, issues de 11  branches différentes, constituent l’échantillon Private Sector. Les branches Industrie manufacturière (35) et Commerce de détail/biens de consommation (17) sont les plus représentées. Les prestataires de services financiers (assurances et banques ensemble) comptent 24 entreprises.

Pour ce qui est de l’échantillon Gender-Diversity-Pipeline, 129 entreprises de 11 branches différentes ont été analysées. Parmi elles dominent les banques et l’industrie manufacturière, avec à chaque fois 27 entreprises participantes. Les prestataires de services financiers (assurances et banques ensemble) comptent 39 entreprises.

4 Organes directeurs des entreprises et du secteur public

Le premier grand chapitre du schillingreport explique la composition des directions et des conseils d’administration de l’économie privée, et passe en revue les cadres supérieur-e-s et les conseillers et conseillères fédéraux/fédérales et d’État dans le secteur public.

4.1 Composition des organes

Directions et cadres supérieur-e-s

Composition des directions et du groupe de cadres supérieur-e-sPrivate SectorPublic Sector
ÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises/d'organisations11827
Nombre total de membres900100%159100%1027100%77100%
Proportion de femmes9410%3321%20420%2938%
Proportion d'hommes80690%12679%82380%4862%
Proportion de Suisses50056%8153%
Proportion d'étrangers39544%7347%
Proportion de nouveaux membres15918%777%

Entre 2006 et 2016, la proportion de femmes au sein des directions est passée de 4% à 6%, avec une proportion relativement faible de femmes parmi les membres des directions nouvellement élus. En 2017, dans l’échantillon Private Sector la proportion de membres féminins au sein des directions a augmenté de 6% à 8%, pour retomber à 7% en 2018, avant de monter de nouveau à 9% l’année dernière, grâce à une proportion de 18% de femmes parmi les nouveaux membres des directions. Cette année, la proportion de femmes au sein des directions du Private Sector a atteint pour la première fois un taux à deux chiffres (10%), grâce à 21% de femmes parmi les nouveaux membres. Le secteur public atteint une proportion de 20% de femmes parmi les cadres supérieur-e-s, ce qui est deux fois plus élevé que dans le Private Sector. Actuellement, dans l’échantillon Secteur Public, la fluctuation est de 7%, donc plus faible que dans l’économie privée où elle atteint 18%. Cependant, la proportion de femmes parmi les cadres supérieur-e-s nouvellement nommé-e-s est nettement supérieure à ce que l’on constate dans l’économie privée (38% contre 21%). L’administration publique est donc parvenue à augmenter la proportion de cadres supérieures de 18% à 20%.

La proportion d’étrangers n’a été recensée que pour les entreprises de l’économie privée, car au sein de l’échantillon secteur public, on ne compte quasiment que des Suisses et des Suissesses comme cadres supérieur-e-s. Une enquête sur la proportion d’étrangers n’aurait donc pas d’intérêt. Dans l’échantillon Private Sector, la part des étrangers au sein des directions est passée de 45% à 44%, mais 47% des membres des directions nouvellement arrivés au cours de l’année du relevé sont des étrangers. Autrement dit, près de la moitié des membres des directions nouvellement nommés n’ont pas de passeport suisse.

Conseils d’administration, Conseil fédéral et Conseils d’État

Composition des conseils d'administration, du Conseil fédéral et des Conseils d'ÉtatPrivate SectorPublic Sector
ÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnage
Nombre d'entreprises/d'organisations9027
Nombre total de membres825100%94100%160100%
Proportion de femmes18923%3032%4126%
Proportion d'hommes63677%6468%11974%
Proportion de Suisses50963%5359%
Proportion d'étrangers30637%3141%
Proportion de nouveaux membres9411%

Les conseils d’administration de l’économie privée comptent 23% de femmes (contre 21% en 2019). Parmi les membres des conseils d’administration nouvellement élus, 32% sont des femmes. Un siège vacant sur trois au sein des conseils d’administration a donc été pourvu avec une femme, ce qui représente la valeur la plus haute depuis le début des relevés. Ce chiffre était de 38% l’année précédente. Les organes politiques de la Confédération et des cantons comptent déjà 26% (25% en 2019) de conseillères fédérales et de conseillères d’État, tandis que la Confédération compte 43% (29% en 2019) de conseillères fédérales.

La part des étrangers dans les conseils d’administration de l’économie privée s’élève à 37% (contre 39% en 2019); 41% des membres des conseils d’administration nouvellement élus n’ont pas de passeport suisse. Dans l’échantillon Public Sector, cette enquête n’a pas été menée, car les fonctions officielles ne sont tenues que par des personnes de nationalité suisse.

4.2 Domaines de compétences des cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons, ainsi que des membres des directions

Domaines de compétences des cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons

ÉchantillonnageChancelier/chancelière fédéral-e/d'ÉtatSecrétaires généraux/généralesChefs/cheffes d'office
Existants95027142781
Nouveaux77-1958
Total102727161839

Concernant les cadres supérieur-e-s de l’échantillon secteur public, outre l’échantillonnage, trois domaines de compétences ou groupes de fonctions sont distingués. L’analyse porte séparément sur les 26 chanceliers/chancelières d’État et sur le chancelier de la Confédération d’une part, sur les secrétaires généraux/générales et chefs/cheffes d’office d’autre part.

Domaines de compétences des membres des directions
Concernant les membres des directions, la distinction est faite entre les fonctions d’affaires et les fonctions de service. On entend par fonction d’affaires tous les postes ayant un lien avec le chiffre d’affaires de l’entreprise et les fonctions faisant partie de son activité principale, comme les responsabilités commerciales et marketing, la R&D et la production. Sont regroupés sous les fonctions de service tous les postes qui ont un rôle de soutien dans l’entreprise, mais aucune incidence directe sur la stimulation du chiffre d’affaires (les ressources humaines et la communication par exemple).

Domaines de compétences des membres des directionsDomaines de compétences des nouveaux membres des directions
Fonctions d'affairesFonctions de serviceFonctions d'affairesFonctions de service
Échantillonnage54761%35339%8654%7346%
Hommes51364%29336%7257%5443%
Femmes3438%6062%1442%1958%

61% des membres des directions assument des fonctions d’affaires, plus précisément 54% des nouveaux arrivants ont un rôle dans ce domaine. Parmi les femmes, seulement 38% occupent des fonctions d’affaires, et 42% parmi les nouvelles arrivantes. Alors que la majorité des femmes (62%) dirigent une unité de support, les deux tiers des hommes membres des directions (64%) participent à l’activité principale de l’entreprise et seulement un tiers d’entre eux dirigent des unités de service.

4.3 Expérience des membres des organes directeurs

Si on observe l’expérience des membres des organes, deux questions s’avèrent centrales dans l’échantillon Private Sector: Quelle fut l’évolution professionnelle des membres des directions et des conseils d’administration avant d’être nommés aux postes de l’organe? Depuis combien de temps travaillaient-ils dans l’entreprise? La problématique de l’administration publique est en revanche la perméabilité entre le secteur public et le secteur privé.

Private Sector

Directions

Expérience des membres des directionsÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon873100%152100%
Travaillant précédemment dans l'entreprise51359%7549%
Déjà membres d'une autre direction18521%4228%
Travaillant déjà dans l'entreprise, et déjà membres d'une autre direction617%1510%
Aucune expérience dans l'entreprise ni dans une autre direction11413%2013%

66% des membres des directions travaillaient déjà dans l’entreprise avant d’être nommés à la direction et ont donc été recrutés en interne. Cela montre l’importance de la gestion des talents en interne. 28% des membres des directions faisaient déjà partie de la direction d’une autre entreprise avant d’être nommés. Et seulement 13% n’avaient aucune expérience significative dans l’entreprise elle-même, ou au sein d’une autre direction. Il peut par exemple s’agir aussi de managers venant de grands groupes, qui ne siégeaient pas à l’organe de direction de l’entreprise, mais avaient une fonction à un échelon supérieur, juste en dessous de la direction du groupe, par exemple dans le domaine des affaires. Parmi les nouveaux membres des directions, 13% n’avaient aucune expérience au sein d’une autre direction, ni n’avaient été recrutés en interne. Parmi les managers nouvellement nommés, 59% occupaient déjà un poste au sein de l’entreprise avant leur nomination à la direction. Parmi les nouveaux arrivants, 38% des managers apportent leur expérience d’une autre direction.

Expérience moyenne des membres des directionsDans la direction actuelleDans l'entrepriseDans l'entreprise avant d'être nommé-e à la direction
Échantillonnage5 ans
Travaillant précédemment dans l'entreprise5 ans17 ans12 ans
Travaillant déjà dans l'entreprise, et déjà membres d'une autre direction4 ans10 ans6 ans
Déjà membres d'une autre direction4 ans
Aucune expérience dans l'entreprise ni dans une autre direction4 ans

Il est particulièrement intéressant d’examiner l’expérience moyenne des membres des directions. Si l’on considère la période de présence au sein de l’entreprise à l’issue de laquelle un membre de la direction a été nommé, il s’avère que les managers promus en interne ont dû travailler dans l’entreprise plus longtemps (en moyenne 12 ans) que les membres de la direction ayant une expérience extérieure à un même niveau hiérarchique, ne serait-ce que dans une PME. Ces derniers sont en effet nommés à un organe directeur au bout de 6 ans seulement en moyenne.

Conseils d’administration

Origine des membres des CAÉchantillonnageNouveaux
Travaillant précédemment dans l'entreprise12916%1213%
Précédemment CEO dans l'entreprise1915%325%
Précédemment membre de la direction dans l'entreprise2217%217%
Précédemment membre de la direction et CEO dans l'entreprise86%18%
Ni membre de la direction, ni CEO dans l'entreprise avant8062%650%

Au cours de cette année, l’analyse a porté sur 825 membres de conseils d’administration. Parmi eux, 129 travaillaient déjà dans l’entreprise avant de rejoindre le conseil d’administration (16%). 15% exerçaient des fonctions de CEO, 17% faisaient partie de la direction et 6% avaient les deux fonctions. Avoir une expérience au sein de sa propre entreprise est donc vraiment un critère pour être désigné au conseil d’administration. Mais il est encore plus intéressant de constater que parmi les 825 membres des conseils d’administration, 12% étaient précédemment membres de la direction d’une autre entreprise analysée dans le cadre du schillingreport avant d’être nommés au conseil d’administration actuel. 60 personnes font en même temps partie de plusieurs conseils d’administration dans l’échantillon analysé, et occupent au total 138 sièges. 14 membres des directions siègent en même temps au conseil d’administration d’une autre entreprise analysée dans le cadre du présent rapport.

Expérience moyenne des membres des CAAu CA actuelDans l'entrepriseDans l'entreprise avant d'entrer au CA
Échantillonnage6 ans
Occupant précédemment une fonction opérationnelle dans l'entreprise8 ans21 ans13 ans

Un membre d’un conseil d’administration est en moyenne depuis 6 ans en poste. Les membres d’un conseil d’administration qui occupaient auparavant une fonction opérationnelle au sein de l’entreprise ont une ancienneté un peu plus importante (8 ans). Ils travaillent dans l’entreprise en moyenne depuis 21 ans et ont été nommés au conseil d’administration au bout de 13 ans d’activité. Les nouveaux membres des conseils d’administration ont été désignés pour siéger à un organe directeur stratégique au bout de 9 ans d’ancienneté en moyenne.

Public Sector

Pour ce qui est de l’expérience des cadres supérieur-e-s de l’administration publique, se pose avant tout la question de la perméabilité entre le secteur public et le secteur privé. Il est ensuite intéressant de connaître l’évolution professionnelle de ces personnes avant leurs fonctions actuelles, ainsi que la durée pendant laquelle elles ont exercé au niveau cantonal/fédéral.

Ancienneté

ÉchantillonnageChancelier/chancelière fédéral-e/d'ÉtatSecrétaires généraux/généralesChefs/cheffes d'office
7 ans8 ans7 ans7 ans
Femmes5 ans5 ans4 ans5 ans
Hommes7 ans10 ans8 ans7 ans

L’ancienneté des personnes observées est en moyenne de 7 ans. Mais les chanceliers d’État enregistrent la plus grande ancienneté, occupant depuis 10 ans leurs fonctions actuelles. Dans tous les échantillons, on constate que les femmes ont toujours derrière elles une ancienneté moins longue dans leur poste actuel que leurs collègues masculins. Dans ce domaine aussi, la situation des chanceliers et chancelières d’État est notable, les premiers ayant en moyenne 5 ans d’ancienneté de plus que leurs collègues femmes.

Expérience

ÉchantillonnageAncienneté au poste actuelAncienneté dans le cantonArrivée dans le canton avant la prise des fonctions actuelles
Travaillant précédemment dans le même canton (sans interruption)46953%7 ans19 ans12 ans
Ne travaillant pas précédemment dans le même canton38243%7 ans

53% des personnes travaillaient déjà sans interruption dans le même canton qu’aujourd’hui, ou à la Confédération, avant de prendre leurs fonctions actuelles. Plus de la moitié de ces cadres supérieur-e-s ont donc évolué en interne. En moyenne, ces personnes travaillent depuis 19 ans pour la Confédération/le canton, sont arrivées au poste actuel au bout de 12 ans et exercent ces fonctions depuis 7 ans. Les personnes nommées, venant de l’extérieur, qui n’occupaient donc pas de fonctions auparavant dans le même canton ni dans l’administration fédérale, sont à leur poste actuel aussi depuis 7 ans. 4% ont pris leurs fonctions en venant de l’extérieur, mais avaient déjà travaillé auparavant dans le même canton ou pour la Confédération.

Perméabilité

ÉchantillonnageChancelier/chancelière fédéral-e/d'ÉtatSecrétaires généraux/généralesChefs/cheffes d'office
Travaillant déjà dans le même canton50256%1456%8362%40558%
Travaillant avant dans l'économie privée24633%418%3533%20834%
Travaillant avant dans un établissement de droit public38451%1568%4846%32152%
Travaillant avant dans l'économie privée et dans un établissement de droit public11616%314%2221%9115%

Au total, 56% des cadres supérieur-e-s pris en considération travaillaient déjà dans le canton qui les emploie ou pour la Confédération avant d’occuper leur poste actuel: 93% d’entre eux sans interruption, tandis que 7% des cadres avaient quitté le canton/la Confédération avant d’y revenir. 49% des personnes sur lesquelles porte l’étude avaient déjà travaillé une fois dans l’économie privée avant de prendre leurs fonctions actuelles, alors qu’elles étaient 48% en 2019, soit un peu moins. Elles étaient 49% en 2018 et 47% en 2017. La perméabilité entre le secteur privé et le secteur public reste constante. 67% exerçaient auparavant une activité dans une autre administration publique. 16% avaient travaillé auparavant dans l’économie privée et dans une autre administration publique. Cela montre que beaucoup de cadres du secteur public se sont enrichi-e-s d’une expérience très variée au fil de leur carrière, allant bien au-delà de l’organisation dans laquelle ils travaillent, et leur permettant d’élargir leurs horizons «professionnels».

Sur les 77 personnes nouvellement arrivées en poste, 57% ont été recrutées en interne (contre 47% en 2019). 28% des nouvelles recrues travaillaient auparavant dans une autre administration publique, mais 34% ont une expérience de l’économie privée, 18% ont l’expérience d’une autre administration publique mais aussi de l’économie privée et 20% ont commencé leur carrière chez leur employeur actuel. Le plus souvent, les secrétaires généraux et générales sont recrutés au sein des cantons/de la Confédération. 60% des secrétaires généraux/générales observés sont issus d’une sélection interne. Pour les chanceliers/chancelières d’État et pour le chancelier fédéral, cette proportion s’élève à 52% et à 56% pour les chefs/cheffes d’office. Plus de la moitié des secrétaires généraux/générales (54%) ont une expérience de l’économie privée, contre 49% pour les chefs/cheffes d’offices et 32% (32% en 2019) pour les responsables des chancelleries.

4.4 Âge des membres des organes directeurs

On confond souvent l’âge d’une personne avec son expérience. Le présent chapitre indique l’âge moyen des membres des organes, ainsi que la manière dont cet âge a évolué au fil des ans.

Private Sector

Directions

Âge moyen des membres des directionsÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon53 ans49 ans
Hommes53 ans49 ans
Femmes50 ans50 ans
Proportion de Suisses52 ans48 ans
Proportion d'étrangers53 ans51 ans
SMI54 ans51 ans

L’âge moyen des membres des directions est de 53 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau est de 49 ans. Pour ces deux groupes, l’âge moyen a augmenté ces dernières années. L’âge moyen des nouveaux membres a augmenté de 3 ans depuis 2008. Auparavant, il était de 46 ans. Cette augmentation d’âge a été constatée 3 ans plus tard dans l’échantillonnage. En 2011, les membres des directions avaient en effet 50 ans, soit 3 ans de moins que l’âge constaté aujourd’hui. Entretemps, l’âge des femmes membres des directions est passé à 50 ans, soit 3 ans de moins que leurs collègues hommes (53 ans). Les membres suisses des directions ont 52 ans, tandis que les membres étrangers des directions ont 53 ans en moyenne. Parmi les nouveaux membres de directions, les personnes étrangères sont en moyenne âgées de 51 ans, soit 3 ans de moins que les membres suisses (48 ans).

Conseils d’administration

Âge moyen des membres du CAÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon59 ans55 ans
Hommes60 ans56 ans
Femmes55 ans52 ans
Membres de Suisse59 ans54 ans
Étrangers59 ans56 ans
SMI60 ans57 ans

Depuis 2011, l’âge moyen des membres des conseils d’administration reste inchangé, à savoir 59 ans. Cela fait 4 ans de plus par rapport aux nouveaux membres des conseils d’administration, dont l’âge moyen est de 55 ans. L’âge des femmes membres des conseils d’administration est de 55 ans, soit 5 ans de moins que leurs collègues hommes (60 ans). Les nouveaux membres femmes des conseils d’administration ont en moyenne 52 ans, contre 56 ans pour les hommes dans ce cas. Les membres des conseils d’administration ont en moyenne 59 ans, qu’ils soient suisses ou étrangers. Parmi les nouveaux membres des conseils d’administration, les personnes étrangères sont en moyenne âgées de 56 ans, soit 2 ans de plus que les membres suisses (54 ans).

Public Sector

Cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons

Âge moyen de l'équipe de tête de la Fédération et de la CantonsÉchantillonnageChancelier/chancelière fédéral-e/d'ÉtatSecrétaires généraux/généralesChefs/cheffes d'office
ÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon53 ans49 ans53 ans-50 ans46 ans53 ans50 ans
Hommes53 ans49 ans55 ans-51 ans45 ans54 ans50 ans
Femmes50 ans48 ans49 ans-47 ans48 ans52 ans48 ans

L’âge moyen des cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons est de 53 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau de 49 ans. Les cadres supérieures ont 50 ans en moyenne. Les hommes ont en moyenne trois ans de plus (53 ans). Les nouvelles cadres supérieures ont en moyenne 48 ans, tandis que les hommes dans ce cas affichent une moyenne d’âge de 49 ans.

Depuis le début de cette enquête en 2016, et jusqu’à l’année dernière, l’âge moyen des chanceliers/chancelières fédéral-e-s et d’État reste inchangé, à savoir 52 ans. Cette année, on observe une légère augmentation, cet âge étant passé à 53 ans. Les femmes ont en moyenne 49 ans, soit 6 ans de moins que leurs collègues hommes (55 ans).

L’âge moyen des secrétaires généraux/générales n’a pas changé par rapport à l’an dernier, à savoir 50 ans. Depuis le début de cette enquête en 2016, l’âge moyen a augmenté d’un an. Les femmes ont en moyenne 47 ans, soit 4 ans de moins que leurs collègues hommes (51 ans).

L’âge moyen des chefs et cheffes d’office n’a pas changé par rapport à l’an dernier, à savoir 53 ans. Depuis le début de cette enquête en 2016, l’âge moyen a augmenté d’un an. Les femmes ont en moyenne 52 ans, soit 2 ans de moins que leurs collègues hommes (54 ans).

4.5 Durée d’occupation des fonctions par les membres des organes directeurs qui ont démissioné

Ce sous-chapitre montre combien de temps sont restés en poste les membres qui ont quitté leurs fonctions pendant la durée de l’enquête. Cela permet de tirer des conclusions intéressantes sur les différences de durée d’occupation de leurs fonctions entre les femmes et les hommes, ou entre les Suisses / Suissesses et les personnes étrangères.

Private Sector

Directions

Durée moyenne de séjour des membres des directions qui ont démissioné l'entrepriseDans la direction actuelleDans la direction actuelle (précédemment pas dans l'entreprise)Dans la direction actuelle (précédemment dans l'entreprise)Dans l'entreprise
Taille de l'échantillon1435489
Échantillonnage7 ans7 ans6 ans11 ans
Hommes7 ans7 ans6 ans 11 ans
Femmes5 ans5 ans6 ans18 ans
Membres de Suisse8 ans9 ans7 ans10 ans
Étrangers5 ans5 ans6 ans12 ans

L’an dernier, 143 membres d’une direction ont quitté cet organe. Ils ont occupé leurs fonctions pendant 7 ans en moyenne, soit 1 an de plus que ce qui a été enregistré l’année précédente. Les 14 femmes membres d’une direction étaient restées 5 ans en poste, contre 7 ans pour les 129 hommes. Par conséquent, les femmes occupent leurs fonctions de direction pendant moins longtemps que les hommes. L’année précédente, les hommes avaient conservé leurs fonctions de direction pendant 7 ans également avant de les quitter, soit près du double par rapport aux femmes (4 ans).

Les femmes membres nommées en interne à la direction d’une entreprise sont restées 6 ans en poste, contre 5 pour celles qui ont été recrutées à l’extérieur. Le schéma est inversé pour les hommes: ceux qui ont été nommés en interne à un poste de direction l’ont conservé 6 ans, contre 7 ans pour ceux qui ont été recrutés à l’extérieur.

Les Suisses et les Suissesses sont restés 8 ans à un poste de direction, contre 5 ans, soit nettement moins longtemps, pour les personnes étrangères. Les deux années précédentes déjà, les Suisses et les Suissesses étaient restés plus longtemps à un poste de direction que les personnes étrangères.

Conseils d’administration

Durée moyenne de service des membres démissionnaires du CADans le CATaille de l'échantillon
Échantillonnage8 ans72
Hommes8 ans61
Femmes8 ans11
Membres de Suisse9 ans40
Étrangers 6 ans32

L’an dernier, 72 membres des conseils d’administration ont quitté cet organe. Ils ont occupé leurs fonctions pendant 8 ans en moyenne, soit 2 ans de moins que ce qui a été enregistré l’année précédente. Les membres des conseils d’administration, les 11 femmes comme les 61 hommes, ont occupé ces fonctions pendant 8 ans (contre 11 ans pour les deux groupes en 2019). L’année passée, les personnes suisses sont restées 9 ans membres d’un conseil d’administration, contre 6 ans pour les personnes étrangères. Les deux années précédentes déjà, les Suisses et les Suissesses étaient restés plus longtemps au conseil d’administration que les personnes étrangères.

Public Sector

Durée moyenne de service des membres démissionnaires du Conseil fédéral et Conseil d'ÉtatÉchantillonnageChancelier/chancelière fédéral-e/d'ÉtatSecrétaires généraux/généralesChefs/cheffes d'office
Taille de l'échantillon10 ans-11 ans9 ans
Hommes10 ans-12 ans10 ans
Femmes6 ans-7 ans6 ans

L’année passée, 92 cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons ont quitté leurs fonctions. Pour 79 de ces personnes, les dates étaient déjà fixées à leur arrivée. En moyenne, les cadres supérieur-e-s sont restés 10 ans en poste, soit 1 année de moins que ce qui a été enregistré l’année précédente. Les hommes sont restés 10 ans en poste et les femmes 6 ans. L’année précédente, les hommes étaient restés 1 an de plus en poste, et les femmes 2 ans de plus. Dans tous les groupes, les hommes sont restés plus longtemps en poste que les femmes. Parmi les chanceliers et chancelières d’État, personne n’a quitté son poste. Les 18 secrétaires généraux/générales sont restés 11 ans en poste en moyenne, 12 ans pour les 13 hommes et 7 ans pour les 5 femmes. Les 61 chefs et cheffes d’office sont restés 9 ans en poste en moyenne, 10 ans pour les 53 hommes et 6 ans pour les 8 femmes.

5 Diversité des genres dans les entreprises et le secteur public

Ce chapitre s’attache à décrire la proportion de femmes dans les échantillons examinés du secteur public et du secteur privé, ainsi que la relève en vue de la diversité des genres dans les entreprises participantes. L’échantillon Gender-Diversity-Pipeline, pour lequel les 250 principales entreprises suisses ont été interrogées, et pour lequel 129 entreprises ont mis leurs données à disposition, est un échantillon différent de celui des 100 plus grands employeurs suisses qui est analysé depuis 2006. Les chiffres de l’échantillon Gender-Diversity-Pipeline sur la relève en vue de la diversité des genres sont recueillis tous les deux ans. Il n’y a pas de nouveaux chiffres pour le rapport de cette année; ceux de 2019 s’appliquent, ce chapitre ne donnera donc qu’un bref aperçu cette année.

ÉchelonGender-Diversity-PipelinePublic Sector
Présidence du CA3%
Conseil d'administration/Conseil d'État et Conseil fédéral19%25%
CEO4%
Direction/cadres supérieur-e-s10%18%
Cadres des échelons supérieurs16%22%
Encadrement intermédiaire24%28%
Effectifs totaux38%47%

La proportion de femmes au conseil d’administration des 129 entreprises analysées s’élève à 19%, soit deux points de pourcentage de plus par rapport au dernier relevé, en 2017. Elle s’élève à 3% pour les présidentes de CA (contre 4% en 2017). Les femmes représentent 38% de l’ensemble des effectifs opérationnels, elles sont 24% dans l’encadrement intermédiaire et 16% parmi les cadres des échelons supérieurs. Plus on monte dans la hiérarchie, plus on constate une nette et régulière diminution de la proportion de femmes d’un niveau à l’autre. Au niveau de la direction, cette proportion diminue encore plus fortement; dans les entreprises analysées, on arrive à 10% de femmes, ce qui représente tout de même 1 point de pourcentage au-dessus de la moyenne des 100 plus grands employeurs. À tous ces niveaux, depuis 2017 la proportion de femmes a enregistré une augmentation oscillant entre 1 et 3 points de pourcentage. On trouve 4% de femmes au niveau des CEO. Dans l’échantillon Public Sector, 14 cantons et la Confédération ont évalué la proportion de femmes aux échelons inférieurs à celui des cadres supérieur-e-s: il s’avère que le tableau est à peu près identique à celui des 129 entreprises de l’économie privée, mais avec des valeurs plus élevées. Les 26 cantons et l’administration fédérale ont procédé à cette analyse pour les cadres supérieur-e-s. Dans les cantons observés, les effectifs comptent presque la moitié de femmes (49% en 2017), pour 28% (contre 24% en 2017) dans l’encadrement intermédiaire et 22% (comme en 2017) parmi les cadres des échelons supérieurs.

Gender-Diversity-Pipeline Private Sector

Gender-Diversity-Pipeline Public Sector

Ces graphiques montrent très bien les chiffres ci-dessus comme participant de la relève et illustrent que la proportion de femmes est nettement plus élevée aux niveaux inférieurs qu’aux niveaux des directions. La forme pyramidale est caractéristique de beaucoup d’entreprises participantes et des valeurs dans leur branche, même si des proportions de femmes très variables sont constatées au sein des branches.

6 Nationalités dans le secteur privé

L’internationalisation des entreprises a aussi une influence sur les organes directeurs. On ne recherche plus aujourd’hui les meilleurs managers de Suisse, mais les meilleurs cerveaux du monde. L’anglais devient d’ailleurs de plus en plus souvent la langue des groupes. Cette évolution mérite un examen particulier. Nous avons renoncé à analyser les nationalités dans l’administration publique, car l’échantillon secteur public ne compte quasiment que des Suisses et des Suissesses. Une enquête sur la proportion des étrangers n’aurait donc pas d’intérêt.

6.1 Direction

Présentation des membres des directions étrangers

PrésentationÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises118
Nombre total de membres de la direction895100%159100%
Proportion d'étrangères39544%7346%
Proportion d'étrangères395100%73100%
Proportion de femmes4812%2129%
Proportion d'hommes34788%5271%
Proportion de CEO118100%17100%
Proportion d'étrangères4336%741%
Proportion de membres des directions d'entreprises du SMI211100%42100%
Proportion d'étrangères14267%2969%

La proportion de personnes étrangères dans les directions a augmenté de façon continue de 9 points de pourcentage entre 2006 et 2011, passant de 36% à 45%. Depuis lors, elle semble s’être stabilisée à ce niveau et se situe actuellement à 44%. Alors que les personnes étrangères représentaient 60% des nouveaux membres en 2016 et 64% en 2017, ce taux n’était que de 38% en 2018 et 54% à nouveau en 2019. Actuellement, la proportion de personnes étrangères parmi les nouveaux membres est de 46%. Les entrées et les sorties de cadres étrangers dans les directions étaient à peu près les mêmes, ce qui explique pourquoi la proportion de personnes étrangères est restée plus ou moins constante dans l’échantillonnage.

Après avoir stagné à 63% entre 2016 et 2018, la proportion de personnes étrangères au sein des directions des entreprises du SMI est passée à 65% en 2019 et s’élève actuellement à 67%. Ces chiffres sont donc clairement supérieurs à ceux de l’échantillonnage (44%), avec une différence de 23 points de pourcentage.

Parmi les CEO, la proportion d’étrangers a diminué de 4 points de pourcentage et se situe maintenant à 36% (40% en 2019). En pourcentage, 12% des étrangers sont des femmes, soit plus que dans l’échantillonnage (10%). Cependant, parmi les nouveaux étrangers, la proportion de femmes (29%) est aussi plus que dans l’échantillonnage (21%). En 2019, ce chiffre était légèrement inférieur, à 18%.

Dans 14 des entreprises examinées (soit 12%), aucun Suisse ne siège à la direction, tandis que les membres des directions de 26 entreprises sur les 118 étudiées (22%) sont exclusivement suisses. L’année précédente, ce chiffre s’élevait à 18%, soit 4 points de pourcentage en plus. Ces deux valeurs sont faibles, ce qui signifie que les organes directeurs des entreprises ont un bilan mitigé en termes de nationalités.

Nationalité des membres étrangers au sein des directions

Les membres des directions qui viennent de l’étranger restent majoritairement des Allemands (122 sur 395, soit 31%). Les 101 Anglo-Saxons (USA, GB, AUS, CAN, IRL) représentent 26% (26% en 2019) des membres des directions qui sont de nationalité étrangère. Les 73 membres des directions de nationalité étrangère nouvellement nommés viennent en majorité de pays anglo-saxons et d’Allemagne. On constate que la proportion d’Allemands, qui représentent 38%, soit 28 personnes (contre 23% en 2019) est en baisse par rapport à l’année précédente. C’est l’inverse pour les Anglo-Saxons, qui sont 16 et représentent 22% (contre 35% en 2019).

6.2 Conseil d’administration

Présentation des membres étrangers des CA

PrésentationÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises90
Nombre total de membres de CA825100%94100%
Proportion d'étrangers30637%3133%
Proportion d'étrangers306100%31100%
Proportion de femmes7424%1032%
Proportion d'hommes23276%2168%
Proportion concernant les présidents de CA90100%5100%
Proportion d'étrangers2123%120%
Proportion de membres des CA d'entreprises du SMI210100%30100%
Proportion d'étrangers12861%1860%

La proportion d’étrangers dans les conseils d’administration (37%) a diminué de 2 points de pourcentage par rapport à l’année précédente et se situe 7 points de pourcentage en dessous de la valeur enregistrée dans ce domaine pour les directions (44%). Il y a moins d’étrangers que l’an dernier parmi les présidents des conseils d’administration (23%, soit 2 points de pourcentage en moins). La proportion d’étrangers parmi les CEO est diminuée de 40 à 36%. Si l’on regarde la proportion de femmes, on constate que parmi les membres étrangers des conseils d’administration, elle est légèrement supérieure au pourcentage de l’échantillonnage (24% contre 23%) et qu’elle augmente régulièrement depuis le début de l’enquête. Parmi les étrangers nouvellement arrivés, la proportion de femmes est nettement supérieure à celle de l’échantillonnage (32% contre 24%). La proportion de membres étrangers de conseils d’administration dans les entreprises du SMI est supérieure de 24 points de pourcentage à celle constatée pour l’ensemble des membres des conseils d’administration (61% contre 37%).

Dans 4 des entreprises examinées (soit 4%), aucun Suisse ne siège au conseil d’administration, tandis que les membres des conseils d’administration de 17 entreprises sur les 90 étudiées (soit 19%) sont exclusivement suisses.

Nationalité des membres étrangers des CA

Parmi les 306 membres étrangers des CA, les Allemands dominent encore: ils sont 71, soit 23%. Les personnes originaires des États-Unis viennent ensuite (21%, 63 personnes), suivent celles de nationalité britannique (9%, 27 personnes) et française (5%, 14  personnes). Les 109 Anglo-Saxons (USA, GB, CAN, AUS, IRL) représentent 36% des membres étrangers des CA. Si l’on considère l’ensemble des pays germanophones, 27% (84 personnes) des membres étrangers des CA viennent d’Allemagne, d’Autriche et de la principauté de Liechtenstein, soit 9 points de pourcentage de moins que les Anglo-Saxons. Au niveau des directions, les Allemands sont deux fois plus nombreux que les Américains. Ce n’est pas la même chose parmi les membres des conseils d’administration: les Allemands restent en tête, mais avec 13% plus de membres des CA de plus que les Américains des États-Unis.

Il est intéressant d’observer, par rapport à l’an dernier, le changement de composition des 31 membres étrangers des conseils d’administration nouvellement arrivés. En 2017, les Allemands et les Britanniques ont fourni le plus grand nombre de membres nouvellement nommés dans les conseils d’administration (17%, 8 de chaque pays), suivis des Américains des États-Unis (15%, 7 personnes), des Chinois et des Français (8%, 4 personnes de chaque pays). En 2018, les Allemands venaient clairement avant les Américains (31% contre 18%) et les Britanniques (8%). Au total, les Anglo-Saxons (USA, GB, Canada, Irlande) représentaient 31% (12 personnes) des membres étrangers nouvellement nommés dans les conseils d’administration, contre 33% (13 personnes) venant d’Allemagne et d’Autriche. En 2019, les Allemands se situaient au second rang, avec 14% (7 personnes) de membres étrangers nouvellement nommés dans les conseils d’administration, derrière les États-Unis (18%, 9 personnes) et devant les Britanniques (10%, 5 personnes). Suit le Canada, autre pays anglo-saxon, avec 8% (4 personnes). Les Anglo-Saxons ont ainsi fourni 36% de membres étrangers nouvellement nommés dans les conseils d’administration, soit plus que l’Allemagne et l’Autriche avec 16%. Actuellement, les Allemands occupent à nouveau la deuxième place parmi les nouveaux membres du conseil d’administration avec 10% (3), derrière les États-Unis avec 39% (12), mais devant les autres Anglo-Saxons (Britanniques et Canadiens), les Néerlandais et les Espagnols avec 6% chacun (2).

6.3 Femmes

Présentation

DirectionConseil d'administration
ÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnageNouveaux
Nombre total de membre femmes94100%33100%187100%28100%
Proportion de femmes suisses4649%1236%11360%1864%
Proportion d'étrangères4851%2164%7440%1036%
Proportion totale de CEO femmes/de présidentes de CA3100%--5100%1100%
Proportion de femmes suisses3100%--5100%1100%
Proportion d'étrangères--------
Nombre total de membres femmes dans les entreprises du SMI25100%14100%54100%8100%
Proportion de femmes suisses520%321%2037%337.5%
Proportion d'étrangères2080%1179%3463%562.5%
Total de CEO femmes/présidentes de CA dans les entreprises du SMI----1100%--
Proportino de femmes suisses----1100%--
Proportion d'étrangères--------

Parmi les membres féminins des directions, on trouve à nouveau plus de femmes suisses (49%) que l’année dernière (45%). Avec 60%, les femmes suisses sont également plus nombreuses que l’année dernière (58%) dans les conseils d’administration, bien que ce chiffre se soit stabilisé à 60% au cours des cinq dernières années. La proportion de femmes étrangères dans la direction et les conseils d’administration n’a cessé d’augmenter sur toute la période de l’enquête, ce qui suggère que l’image de soi des femmes faisant carrière est plus élevée à l’étranger qu’en Suisse. La Suisse a un retard à rattraper dans ce domaine, que ce soit dans la société, dans les milieux politiques ou dans les entreprises.

Nationalité des étrangères membres des directions

Les Allemandes sont le groupe d’étrangères le plus important. 26% (12 personnes) des femmes étrangères membres des directions ont un passeport allemand (contre 21% en 2019). Les Françaises (10 femmes) suivent à la deuxième place, représentant 22% des managers (contre 20% en 2019), suivies des Américaines avec 7 personnes (20%) (contre 17% en 2019) et 2 personnes de chacun des pays suivants: Italie, Belgique, Suède et Australie (4%). Parmi les femmes nouvellement nommées dans les directions se trouvent 6 Allemandes (29%), 5 Américaines (24%) et 3 Françaises (14%). Le tableau n’est pas le même pour les 14 femmes membres des directions d’entreprises du SMI. Parmi elles, 21% (contre 14% en 2019) ont un passeport suisse. Sur les 14 cadres étrangères des entreprises du SMI, 4 (36%) viennent d’Allemagne, 2 personnes des États-Unis et de France (18%) et 1 personne de Canada, Italie et Suède (9%). Là encore, les Allemandes constituent clairement le groupe le plus important, avec une représentation de 36%. Il faut noter que depuis 2012, les entreprises du SMI emploient à nouveau des cadres allemandes.

Nationalité des étrangères dans les CA

Les conseils d’administration comptent 60% de Suissesses. L’année dernière elles représentaient 58% et 60% l’année d’avant. Si l’on ne considère que les 74 femmes étrangères membres des CA, les Anglo-Saxonnes représentent 43% (32 personnes), parmi lesquelles plus de la moitié (24%, 18 personnes) possèdent un passeport américain des États-Unis. Parmi les membres femmes des conseils d’administration, les Allemandes représentent 19% (14 femmes), les Françaises 5% (4 personnes), la Suède et la Chine respectivement 4%, à savoir 3 membres femmes pour chaque pays. On compte 3% (soit deux personnes) des femmes membres des conseils d’administration venant du 5 pays. Si l’on exclut les entreprises du SMI pour cette enquête, il s’avère que la proportion de Suissesses est de 70% (92 femmes) parmi les 132 femmes membres des conseils d’administration. Cela s’explique, étant donné que sur les 74 femmes étrangères membres des CA, 46% (34 personnes) exercent des fonctions dans des entreprises du SMI. Les entreprises cotées au SMI sont donc clairement responsables du mélange de nationalités dans la proportion de femmes siégeant aux conseils d’administration.

7 Étude de sous-groupes particulièrement intéressants

Les nombreux résultats de l’enquête permettant de composer les échantillons Private Sector et Gender-Diversity-Pipeline servent de base aux observations séparées ci-après, de sous-groupes et de branches particulièrement intéressants, ainsi qu’à une comparaison avec l’échantillonnage. Les analyses doivent constituer un point de départ pour mieux comprendre les évolutions et les tendances en Suisse.

7.1 CEO et présidents des conseils d’administration

Il convient d’accorder une attention particulière aux CEO et aux présidents des conseils d’administration. Les données les concernant ont été considérées séparément de l’ensemble de l’enquête, car elles montrent la configuration au sommet des entreprises.

Présentation des CEO et des présidents des conseils d’administration

CEO

Présentation des CEOÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises118
Total des CEO118100%17100%
Proportion de femmes33%--
Proportion d'hommes11597%17100%
Proportion de Suisses7564%1059%
Proportion d'étrangers4336%741%
Proportion de nouveaux membres1714%
Proportion concernant les CEO d'entreprises du SMI20100%2100%
Proportion de femmes----
Proportion d'hommes20100%2100%
Proportion de Suisses1155%2100%
Proportion d'étrangers945%--
Proportion de nouveaux membres210%

Parmi les 118 CEO, les hommes sont clairement majoritaires. On ne compte que 3 CEO femmes, à savoir Suzanne Thoma (BKW Energie AG), Philomena Colatrella (CSS Versicherung) et Magdalena Martullo-Blocher (EMS-Chemie Holding AG).

La proportion d’étrangers parmi les CEO est nettement inférieure à ce qui est enregistré dans l’échantillonnage des membres des directions (36% contre 44%), et 4 points de pourcentage plus loin à celle de l’année précédente. Les CEO des entreprises du SMI ont une image un peu plus internationale: 45% d’entre eux disposent d’un passeport étranger (contre 45% en 2019). Actuellement, 17 CEO au total sont arrivés en poste, soit 14%.

Présidents des conseils d’administration

Présentation des présidents des CAÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises90
Total des présidents des CA90100%5100%
Proportion de femmes56%120%
Proportion d'hommes8594%480%
Proportion de Suisses6977%480%
Proportion d'étrangers2123%120%
Proportion de nouveaux membres56%
Proportions concernant les présidents des CA d'entreprises du SMI20100%1100%
Proportion de femmes15%--
Proportion d'hommes1995%1100%
Proportion de Suisses1365%--
Proportion d'étrangers735%1100%
Proportion de nouveaux membres15%

On compte 5 femmes présidentes de conseil d’administration, à savoir Daniela Bosshardt-Hengartner (Galenica AG), Doris Russi Schurter (Helvetia Gruppe), Ursula Nold (Migros-Genossenschafts-Bund), Monika Ribar (SBB Schweizerische Bundesbahnen) et Nayla Hayek (The Swatch Group Ltd). La proportion de femmes à la présidence des conseils d’administration reste donc faible.

Les présidents des conseils d’administration comptent une proportion relativement faible d’étrangers (23%). Parmi les présidents de conseils d’administration nouvellement nommés, on en compte également 20% qui sont de nationalité étrangère (contre 25% en 2019). 6% (5 personnes) des postes de président de conseil d’administration viennent d’être renouvelés.

Nationalité des CEO et des présidents des conseils d’administration

Nationalité des CEO étrangers

75 (64%) des 118 CEO ont un passeport suisse. Comme dans les directions, les 19 Allemands (16%) constituent le groupe d’étrangers le plus important. Les 7 CEO américains, venant des États-Unis (6%) arrivent en deuxième place. Les CEO français sont 5 (4%) et arrivent au troisième rang. Suivent la Belgique et l’Espagne, avec 2 représentants chacun (2% pour chaque pays). Parmi les 17 CEO nouvellement nommés, 10 sont des Suisses (59%), alors que l’an dernier ils étaient 65%. On compte parmi les nouveaux CEO 24% d’Allemands (4 personnes). Ont aussi été nommés un Américain des États-Unis, un Dane et un Mexicain.

Nationalité des présidents étrangers de CA

En pourcentage, il y a plus de présidents de conseils d’administration que de CEO qui sont suisses. Alors que 75 (64%) des 118 CEO sont suisses, sur les 90 présidents des conseils d’administration, 69 (77%) ont un passeport suisse. Les 7 Allemands représentent le groupe d’étrangers le plus important, soit 33% des présidents étrangers de CA. Suivent les Italiens et les Belges, avec pour chaque nationalité 2 présidents de conseil d’administration (10%). Les présidents étrangers des conseils d’administration se répartissent entre 12 nations, à savoir que la plupart des pays ne sont représentés qu’une seule fois. La configuration était la même les années passées.

Expérience des CEO et des présidents des conseils d’administration

CEO

Expérience des CEOÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon118100 17100%
CEO nommés en interne8269%741%
CEO venus de l'extérieur3631%1059%

69% (2019 71%) des CEO travaillaient déjà dans l’entreprise avant leur nomination et ont donc été nommés en interne. Ce pourcentage est encore plus élevé pour les CEO nouvellement nommés 41% (contre 86% en 2019).

Expérience moyenne des CEOComme CEODans la direction actuelleDans l'entreprise
Échantillonnage4 ans
CEO nommés en interne4 ans9 ans20 ans
CEO sélectionnés à l'extérieur4 ans

En moyenne, les CEO sont en poste depuis 4 ans. Ceux qui ont été nommés en interne travaillaient en moyenne depuis 20 ans dans l’entreprise, ils ont été nommés à la direction au bout de 11 ans, puis au bout de 5 ans ont obtenu un poste au sommet.

Présidents des CA

Expérience des présidents de CAÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon89100%5100%
Présidents des CA nommés en interne6876%360%
Présidents des CA venant de l'extérieur2124%240%
Siégeant déjà au sein du même CA5968%120%
Précédemment CEO dans l'entreprise2023%120%
Précédemment membre de la direction dans l'entreprise89%--

76% (2019 76%) des présidents des conseils d’administration étaient déjà opérationnels dans l’entreprise, ou membres du conseil d’administration quand la présidence leur a été confiée. Seulement 24% (2019 24%) des présidents ont pris leurs fonctions en venant de l’extérieur. 68% (contre 66% en 2019) siégeaient déjà au conseil d’administration, 23% (contre 25% en 2019) occupaient préalablement un poste de CEO, et/ou 9% (2019 9%) étaient à la direction. Parmi les présidents nouvellement nommés, 60% (contre 63% en 2019) étaient déjà membres du CA, et 20% (contre 13% en 2019) occupaient auparavant le poste de CEO dans l’entreprise.

Expérience moyenne des présidents des CAEn tant que président de CAAu CA actuelDans l'entreprise
Échantillonnage6 ans
Siégeant déjà au sein du même CA7 ans12 ans23 ans
Président de CA sélectionné à l'extérieur5 ans

En moyenne cela fait 6 ans que les présidents sont en poste, et les présidents nommés en interne depuis un peu plus longtemps, à savoir 7 ans. Les présidents qui siégeaient déjà au conseil d’administration avant sont actifs depuis 12 ans au sein du CA actuel, et les présidents qui occupaient des fonctions opérationnelles auparavant travaillent depuis 23 ans dans l’entreprise. Les présidents de conseil d’administration venant de l’extérieur sont en poste depuis 5 ans.

Âge des CEO et présidents des CA

CEO

Âge moyen des CEOÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon11514
Échantillonnage54 ans54 ans
Hommes54 ans54 ans
Femmes53 ans-
Membres de Suisse54 ans54 ans
Étrangers55 ans55 ans
SMI56 ans61 ans

L’âge moyen des CEO est de 54 ans, soit le même que l’année précédente. Depuis 2012, il a cependant augmenté de 2 ans. Les CEO ont une moyenne d’âge d’un an supérieure à celle des membres des directions. L’âge moyen des nouveaux CEO est supérieur d’un an (54 ans) à ce qui a été enregistré l’année précédente. Les CEO femmes ont en moyenne 53 ans, soit 1 an de moins que leurs collègues hommes (54 ans).

Présidents des CA

Âge moyen des présidents de CAÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon905
Échantillonnage62 ans58 ans
Hommes63 ans61 ans
Femmes57 ans49 ans
Membres de Suisse62 ans57 ans
Étrangers62 ans64 ans
SMI65 ans64 ans

Les présidents des conseils d’administration ont en moyenne 62 ans, soit 3 ans de plus que les membres du conseil d’administration (59 ans). L’âge moyen des présidents des conseils d’administration est le même que l’année précédente et n’a pas changé par rapport au début de l’enquête en 2010. Les présidents des conseils d’administration nouvellement nommés ont 58 ans en moyenne, soit 2 ans de moins que ce qui était enregistré l’année précédente (60 ans). Ils ont en outre 3 ans de plus que les nouveaux membres des conseils d’administration (âge moyen 55 ans). Les présidentes des conseils d’administration ont en moyenne 57 ans, soit 2 ans de plus que les membres féminins du conseil d’administration (55 ans).

Durée d’occupation des fonctions des CEO et présidents des CA ayant quitté leurs fonctions

CEO

Durée moyenne de séjour des présidents de la direction démissionnairesCEOCEO venus de l'extérieurCEO nommés en interneDans la direction jusqu'à l'appel
Taille de l'échantillon16214
Échantillonnage6 ans5 ans6 ans3 ans
Hommes6 ans5 ans6 ans3 ans
Femmes----
Membres de Suisse5 ans-5 ans5 ans
Étrangers 6 ans4 ans7 ans3 ans

L’année dernière, 16 CEO ont quitté leurs fonctions. Ils ont occupé ces fonctions pendant 6 ans en moyenne, soit 2 ans de moins que ce qui a été enregistré l’année précédente. Cette année, aucune femme CEO n’a quitté ses fonctions. L’année précédente, les CEO hommes étaient restés 8 ans en poste, contre 6 pour les CEO femmes. Les CEO suisses qui ont quitté leurs fonctions l’an dernier, sont restés 5 ans en poste, contre 6 ans pour les CEO étrangers. Contrairement aux deux années précédentes, les CEO suisses sont restés une année de moins en poste que les CEO étrangers. Les CEO nommés à ce poste en interne ont occupé ces fonctions pendant 6 ans, soit plus longtemps que les CEO recrutés à l’extérieur (5 ans).

Présidents des CA

Durée moyenne de séjour des présidents de CA démissionnairesPrésident de CADans la CA
Taille de l'échantillon7
Échantillonnage6 ans10 ans
Hommes6 ans10 ans
Femmes--
Membres de Suisse6 ans12 ans
Étrangers4 ans4 ans

L’année dernière, 7 présidents de conseils d’administration ont quitté leurs fonctions. Ils ont occupé ces fonctions pendant 6 ans en moyenne, soit 2 ans de moins que ce qui a été enregistré l’année précédente. Les présidents ayant quitté leurs fonctions sont tous, sans exception, des hommes. Ils ont travaillé pendant 10 ans comme membre du conseil d’administration dans son ensemble, contre 12 l’année précédente. Les présidents étrangers ayant quitté leurs fonctions l’année passée sont restés 4 ans en poste, et avaient au total passé 4 ans au conseil d’administration dans son ensemble, car ils venaient tous de l’extérieur. Les présidents suisses ont exercé leurs fonctions pendant 6 ans, et sont restés 12 ans au conseil d’administration dans son ensemble.

7.2 Entreprises du SMI

En tant qu’indice des valeurs vedettes, le SMI est l’indice d’actions le plus important de Suisse et comprend les 20 principaux titres du SPI. Il couvre environ 85% de la capitalisation totale du marché suisse des actions. Les entreprises du SMI sont pionnières en matière de mondialisation, mais aussi sur d’autres questions. Une enquête sur les entreprises du SMI en tant que véritable sous-groupe s’impose donc, car cela permet de déduire les principales tendances d’évolution des organes directeurs suisses.

Composition des directions des entreprises du SMI

Composition des directions des entreprises du SMIÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises20
Nombre total de membres de la direction211100%42100%
Proportion de femmes2512%1433%
Proportion d'hommes18688%2867%
Proportion de Suisses6933%1331%
Proportion d'étrangers14267%2969%
Proportion de nouveaux membres4220%
Proportions concernant les CEO d'entreprises du SMI20100%2100%
Proportion de Suisses1155%2100%
Proportion d'étrangers945%--
Proportion de nouveaux membres210%

Dans les entreprises du SMI la proportion de femmes au sein des directions a évolué dans le bon sens pendant 8 ans, gagnant 5 points de pourcentage, et passant de 3% en 2006 à 8% pour la première fois en 2013. Après être tombée à 6% en 2014 et avoir stagné pendant deux ans, elle est remontée depuis 2017 et a atteint 10% en 2019. Actuellement, les entreprises du SMI remplissent 33% des postes de direction vacants avec des femmes, ce qui porte la proportion de femmes dans les directions à 12%, soit 2 points de plus que dans l’échantillonnage (10%).

Alors que la proportion de personnes étrangères au sein des directions des entreprises du SMI atteignait sa plus forte valeur en 2013, avec 68%, elle est retombée à 65% en 2014, s’est stabilisée à 63% et a augmenté en 2019 à 65%. On enregistre actuellement une légère hausse à 67%. La composition des organes directeurs des entreprises du SMI est donc nettement plus internationale que ce que l’on observe dans l’échantillonnage (44%). L’évolution constatée parmi les CEO des entreprises du SMI est intéressante. Il y a 4 ans, la part des personnes étrangères s’élevait à 71%. Elle est tombée à 55%, il y a trois ans, puis à 47% il y a deux ans et l’année dernière elle a atteint 45%. Actuellement, la part des personnes étrangères est de 45%. Autrement dit, plus de la moitié des CEO des entreprises du SMI ont un passeport suisse.

Composition des conseils d’administration des entreprises du SMI

Composition des CA des entreprises du SMIÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises20
Nombre total de membres de CA210100%30100%
Proportion de femmes5426%827%
Proportion d'hommes15674%2273%
Proportion de Suisses8239%1240%
Proportion d'étrangers12861%1860%
Proportion de nouveaux membres3014%
Proportions concernant les présidents des CA d'entreprises du SMI20100%1100%
Proportion de Suisses1365%1100%
Proportion d'étrangers735%--
Proportion de nouveaux membres15%

Parmi les échantillons analysés, ce sont les conseils d’administration des entreprises du SMI qui affichent la plus forte proportion de femmes, avec 26%. Cette valeur a augmenté de deux points de pourcentage depuis l’année dernière, grâce à une proportion de femmes de 27% parmi les membres de conseils d’administration d’entreprises du SMI nouvellement nommés. Par rapport à l’année précédente, la part des étrangers parmi les membres des conseils d’administration des entreprises du SMI a augmenté de 1 point de pourcentage, pour passer à 61%. La proportion d’étrangers parmi les nouveaux membres des conseils d’administration des entreprises du SMI est actuellement de 60%, contre 86% l’année dernière et 63% en 2018. Sur les 20 présidents des conseils d’administration des entreprises du SMI, 13 ont un passeport suisse, soit 65%.

Nationalité des membres des organes directeurs des entreprises du SMI

Directions

52 personnes (37%) parmi les 142 membres des directions des entreprises du SMI qui sont de nationalité étrangère viennent de pays anglosaxons (USA, GB, AUS, CAN, IRL). L’Allemagne vient en deuxième position, avec 26 personnes (18%), après les États-Unis (24%, 34 personnes) et avant la France (14%, 20 personnes). La Grande-Bretagne arrive en quatrième, avec 8% (12 personnes). On observe un schéma légèrement différent pour les membres des directions des entreprises du SMI qui viennent d’être nommés. 31% des membres étrangers nouvellement nommés dans les directions des entreprises du SMI sont des Allemands (9 personnes). On compte ensuite 5 Américains des États-Unis (17%) et 3 Britanniques (10.5%) parmi les nouveaux membres. Avec un Canadien (3.5%), les Anglo-Saxons représentent 31% des nouveaux membres des directions des entreprises du SMI. En 2018, une seule personne parmi les nouveaux membres des directions des entreprises du SMI était un Anglo-Saxon (1 Américain des États-Unis, 5%), en 2019 13 (8 Américains des États-Unis, 29%; 5 Britanniques, 18%). La comparaison entre l’échantillonnage et les entreprises du SMI montre que les managers allemands des entreprises du SMI jouent un rôle secondaire, alors qu’ils sont prédominants parmi les étrangers de l’échantillonnage.

Conseils d’administration

La composition des conseils d’administration des entreprises du SMI est similaire. Là encore, parmi les 128 étrangers, les Anglo-Saxons (USA, GB, CAN, AUS) dominent, avec 42%, les 34 Américains des États-Unis représentant le groupe le plus important (27%). Les 19 Allemands arrivent en deuxième position (15%) et les 11 Britanniques en troisième (9%), suivis de près par 10 Français (8%). Parmi les 18 membres des conseils d’administration des entreprises du SMI qui sont de nationalité étrangère et viennent d’être élus, les Anglo-Saxons (USA, GB, CAN) sont les plus nombreux (12 personnes, 67%), suivis des Néerlandais (2 personnes, 11%). 4 autres nationalités sont représentées, avec 1 membre nouvellement nommé à chaque fois (6%). Alors que dans les entreprises du SMI, les États-Unis fournissent nettement plus de membres de CA que l’Allemagne, l’échantillonnage compte plus de membres de CA allemands (71) qu’américains (63).

Domaines de compétences des membres des directions des entreprises du SMI

Concernant les membres des directions, la distinction est faite entre les fonctions d’affaires et les fonctions de service. On entend par fonction d’affaires tous les postes ayant un lien avec le chiffre d’affaires de l’entreprise, et les fonctions faisant partie de son activité principale, comme les responsabilités commerciales et marketing, la R&D et la production. Sont regroupés sous les fonctions de service tous les postes qui ont un rôle de soutien dans l’entreprise, mais aucune incidence directe sur la stimulation du chiffre d’affaires (les ressources humaines et la communication par exemple).

Domaines de compétences des membres des directions des entreprises du SMIDomaines de compétences des nouveaux membres des directions des entreprises du SMI
Fonctions d'affairesFonctions de serviceFonctions d'affairesFonctions de service
Échantillonnage13564%7636%2355%1945%
Hommes12567%6133%1761%1139%
Femmes1040%1560%643%857%

64% des membres des directions des entreprises du SMI assument des fonctions d’affaires, et 55% des nouvelles recrues ont un rôle dans ce domaine. Ces deux valeurs sont supérieures à celles de l’échantillonnage (respectivement 61% et 54%). Parmi les femmes, 40% assument des fonctions d’affaires, 43% des nouvelles arrivantes ont un rôle dans ce domaine. Comme dans l’échantillonnage, à peine la moitié des femmes occupent des fonctions d’affaires, contre les deux tiers des hommes.

Expérience des membres des organes directeurs des entreprises du SMI

Directions

Expérience des membres des directions des entreprises du SMIÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon211100%42100%
Travaillant précédemment dans l'entreprise15071%2457%
Déjà membres d'une autre direction3316%1024%
Travaillant déjà dans l'entreprise, et déjà membres d'une autre direction126%614%
Aucune expérience dans l'entreprise ni dans une autre direction168%25%

71% des membres des directions du SMI occupaient déjà des fonctions au sein de la direction de la même entreprise avant leur nomination. 16% avaient auparavant l’expérience d’une autre direction, 8% n’avaient aucune expérience pertinente dans l’entreprise elle-même ni dans une autre direction. Parmi les membres des directions des entreprises du SMI nouvellement nommés, 5% (18% en 2019) n’avaient aucune expérience significative dans l’entreprise elle-même ni au sein d’une autre direction.

Expérience moyenne des membres des directions des entreprises du SMIDans la direction actuelleDans l'entrepriseDans l'entreprise avant d'entrer à la direction
Échantillonnage5 ans
Travaillant précédemment dans l'entreprise6 ans19 ans13 ans
Travaillant déjà dans l'entreprise, et déjà membres d'une autre direction3 ans9 ans6 ans
Déjà membres d'une autre direction3 ans
Aucune expérience dans l'entreprise ni dans une autre direction3 ans

Si l’on regarde l’ancienneté dans l’entreprise, il s’avère que les managers des entreprises du SMI promus en interne ont dû occuper des fonctions dans l’entreprise pendant plus longtemps, à savoir en moyenne 13 ans, avant de pouvoir entrer à la direction, que les personnes de l’échantillonnage, qui étaient nommées au bout de 12 ans. L’expérience dans l’entreprise, à l’actif des membres des directions des entreprises du SMI, s’élève en moyenne à 19 ans, contre 17 dans l’échantillonnage. Les membres des directions des entreprises du SMI qui avaient, avant d’arriver dans l’entreprise, une expérience de la direction acquise à l’extérieur, ne serait-ce que dans une PME, évoluent au bout de 3 ans vers un organe directeur, ce qui correspond moins 1 ans que pour l’échantillonnage.

Conseils d’administration

Expérience moyenne des membres des CA des entreprises du SMIAu CA actuelDans l'entrepriseDans l'entreprise avant d'entrer au CA
Échantillonnage6 ans
Travaillant précédemment dans l'entreprise8 ans22 ans14 ans

Les membres des conseils d’administration des entreprises du SMI nommés en interne sont en poste depuis 22 ans dans l’entreprise et ont été nommés au conseil d’administration au bout de 14 ans. En moyenne, les membres des CA des entreprises du SMI sont en poste depuis 6 ans, ce qui correspond à l’ancienneté enregistrée dans l’échantillonnage.

Expérience des membres des CA des entreprises du SMIÉchantillonnageNouveaux
Travaillant précédemment dans l'entreprise2813%311%
Précédemment CEO dans l'entreprise518%267%
Précédemment membre de la direction dans l'entreprise1036%133%
Précédemment membre de la direction et CEO dans l'entreprise311%--
Ni membre de la direction, ni CEO dans l'entreprise avant1036%--

Actuellement, 210 membres de conseils d’administration d’entreprises du SMI ont été observés. Parmi eux, 13% travaillaient déjà dans l’entreprise avant de rejoindre le conseil d’administration. 18% occupaient les fonctions de CEO, 36% faisaient partie de la direction et 11% avaient les deux fonctions. Parmi les 210 membres des conseils d’administration des entreprises du SMI, 10% étaient précédemment membres de la direction d’une autre entreprise analysée dans le cadre du schillingreport avant d’être nommés au conseil d’administration actuel. 13 personnes font en même temps partie de deux conseils d’administration d’entreprises du SMI et occupent au total 26 sièges de CA d’entreprises du SMI. 10 membres des directions des entreprises du SMI ont chacun un mandat au sein du conseil d’administration d’une autre entreprise du SMI.

Âge des membres des organes directeurs des entreprises du SMI

Directions

Âge moyen des membres des direction du SMIÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon19634
Échantillonnage54 ans51 ans
Hommes54 ans50 ans
Femmes53 ans53 ans
Membres de Suisse55 ans50 ans
Étrangers54 ans52 ans
CEO56 ans64 ans

L’âge moyen des membres des directions des entreprises du SMI est de 54 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau de 51 ans. Les membres des directions des entreprises du SMI ont le même âge que ce qui a été enregistré l’année précédente, mais ont 4 ans de plus que ce qui a été constaté au début de l’enquête, en 2006 (50 ans). Les nouveaux membres des directions des entreprises du SMI ont le même âge que ce qui a été enregistré l’année précédente (51 ans). En 2006 on enregistrait pour ces personnes un âge moyen de 47 ans. Les femmes membres des directions des entreprises du SMI ont en moyenne 53 ans, soit 1 an de moins que leurs collègues hommes (54 ans). Les femmes nouvellement membres des directions des entreprises du SMI ont également 53 ans en moyenne. Les hommes nouvellement membres des directions des entreprises du SMI ont 3 ans de moins (50 ans). Les membres suisses des directions des entreprises du SMI ont en moyenne 55 ans, et leurs homologues étrangers/étrangères ont 1 année de moins (54 ans). L’âge moyen des CEO des entreprises du SMI est de 56 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau de 64 ans en moyenne.

Conseils d’administration

Âge moyen des membres de CA de SMIÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon20930
Échantillonnage60 ans57 ans
Hommes61 ans59 ans
Femmes56 ans53 ans
Membres de Suisse60 ans55 ans
Étrangers60 ans58 ans
Président de CA65 ans64 ans

L’âge moyen des membres des conseils d’administration des entreprises du SMI est de 60 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau de 57 ans. Les membres des conseils d’administration des entreprises du SMI ont le même âge que ce qui a été enregistré l’année précédente, ou au début de l’enquête, en 2010. Les membres des conseils d’administration des entreprises du SMI nouvellement arrivés avaient 2 ans de moins l’année précédente (55 ans). Les femmes membres des conseils d’administration des entreprises du SMI ont en moyenne 56 ans, soit 5 ans de moins que leurs homologues hommes (61 ans). Les femmes membres des conseils d’administration des entreprises du SMI nouvellement arrivées ont en moyenne 53 ans, et leurs homologues hommes ont 6 années de plus (59 ans). Les membres suisses des directions des entreprises du SMI ont en moyenne 60 ans, tout comme leurs homologues étrangers. L’âge moyen des présidents des conseils d’administration des entreprises du SMI est de 65 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau de 64 ans.

Interviews

Anne-Claude Demierre

Gert De Winter

Andreas Müller

Jacques Sanche

Marco Syfrig

Fabrice Zumbrunnen

Présentation des entreprises associées

EntreprisesPrivate SectorGender-Diversity-Pipeline (sr2019)EntreprisesPrivate SectorGender-Diversity-Pipeline (sr2019)
Aargauische Kantonalbank••
Landis+Gyr AG•••
ABB Ltd.••
••
Leclanché SA•••
ABB Schweiz AG••
••
LEM Holding SA
Addex Therapeutics Leonteq AG•••
Adecco Management & Consulting SA••
Liebherr-International AG
Adval Tech Holding AGLiechtensteinische Landesbank•••
Airopack Technology GroupLifeWatch AG
Alcon Switzerland AG••
Logitech International SA•••
Allianz Suisse Gruppe••
••
Lonza Group AG•••
Allreal Holding AG••
Luzerner Kantonalbank AG
Alpiq Holding AG••
Magazine zum Globus AG•••
Bouygues E&S InTec Schweiz AG••
Manor AG••••••
ALSO Holding AG
McDonald's Suisse Holding SA••••••
AMAG Automobil- und Motoren AGMCH Group AG
AMS AGMedartis AG
APG SGA SA••
Meier Tobler AG•••
Appenzeller Kantonalbank•••Metall Zug Gruppe•••
Arbonia AG••••••Mettler-Toledo Holding AG•••
ARYZTA AG•••Meyer Burger Technology AG•••
Ascom (Holding) AGMicarna SA•••
Autoneum Holding AG
••••••Migros-Genossenschafts-Bund••••••
A•XA Versicherungen AG••••••Mikron Holding AG•••
Axpo Holding AG••••••Mobilezone AG•••
Bachem Holding AGMobimo Holding AG•••
Bâloise-Holding••••••Molecular Partners AG
Banca dello Stato del Cantone TicinoMövenpick Holding AG••••••
Bank Cler•••Myriad Group AG
Bank Linth LLB AG•••Nestlé S.A.••••••
Banque Cantonale de Fribourg•••Nidwaldner Kantonalbank•••
Banque Cantonale de GenèveNovartis AG••••••
Banque Cantonale du Jura AGObwaldner Kantonalbank•••
Banque Cantonale NeuchâteloiseOC Oerlikon Corporation AG•••
Banque Cantonale Vaudoise AGOctapharma AG
Banque Profil de Gestion SAOrascom Development Holding AG
Barry Callebaut AG•••Orell Füssli Holding AG
Basellandschaftliche KantonalbankOrior AG•••
Basilea Pharmaceutica AG•••Panalpina Welttransport (Holding) AG•••
Basler Kantonalbank•••Partners Group Holding AG•••
Basler Versicherungen••••••Peach Property Group AG
Belimo Holding AG•••Phoenix Mecano AG•••
Bell Food Group AG••••••Planzer Transport AG
Bellevue Group AGPlazza Immobilien•••
Bergbahnen Engelberg-Trübsee-Titlis AG•••Polyphor AG
Berner Kantonalbank•••PostFinance AG••••••
BFW Liegenschaften AGPricewaterhouseCoopers•••
BKW Energie AG••••••Privatklinikgruppe Hirslanden•••
BLS-Gruppe••••••PSP Swiss Property AG•••
Bobst Group•••Raiffeisen Schweiz•••
Bossard AGRehau GmbH•••
Bucher Industries AG•••Rieter Holding AG•••
Bühler AG••••••Ringier Holding AG••••
Burckhardt Compression Holding AGRolex SA
Burkhalter Holding AG••••••Romande Energie Holding SA
BVZ Holding AG•••Ronal AG
Calida Holding AGRuag Holding AG••••••
Carlo Gavazzi Holding AGSanthera Pharmaceuticals Holding AG
Cembra Money Bank AG•••SBB Cargo AG••••••
Chocoladefabriken Lindt & Sprüngli AG•••Schaffhauser Kantonalbank•••
Cicor Technologies GroupSchaffner Holding AG•••
Clariant AG•••Schindler (Schweiz) AG••••••
Coltène Holding AGSchindler Holding AG••••••
Comet Holding AG•••Schlatter Holding AG•••
Compagnie Financière Richemont SA•••SCHMOLZ+BICKENBACH AG••••••
Compagnie financière TraditionSchweiter Technologies AG
Coop Genossenschaft••••••Schweizerische Bundesbahnen SBB••••••
CPH Chemie + Papier Holding AG•••Schweizerische Mobiliar Versicherungsgesellschaft AG••••••
Crealogix Holding AGSchweizerische Nationalbank•••
Credit Suisse Group AG••••••Schwyzer Kantonalbank
Credit Suisse (Schweiz) AG••••••Securitas AG Schweizerische Bewachungsgesellschaft
CSS Gruppe••••••Selecta Management AG•••
Dätwyler Holding AG•••Sensirion AG
Denner AG••••••SFS Holding AG••••••
Die Schweizerische Post••••••SGS SA•••
DKSH Holding AG••••••Siegfried Holding AG•••
dormakaba Holding AG••••••Siemens Schweiz AG•••
Dosenbach-Ochsner AG•••Siemens Schweiz AG, Smart Infratructure•••
Dufry AG•••SIG Combibloc Services AG•••
Edisun Power Europe AGSika AG••••••
EFG International AG•••SIX Group AG••••••
Elma Electronic AGSonova Holding AG••••••
Emil Frey Gruppe•••SR Technics Group•••
Emmi AG••••••SRG SSR••••••
EMS-CHEMIE HOLDING AG•••St. Galler Kantonalbank•••
Endress + Hauser AG•••Stadler Rail AG•••
Ernst & Young AGStarrag Group Holding AG
ETA SA Manufacture Horlogère SuisseStraumann Holding AG•••
Evolva Holding AG•••Sulzer AG•••
F. Hoffmann-La Roche AG••••••Sunrise Communications AG•••
Feintool International Holding AGSuva••••••
fenaco••••••SV (Schweiz) AG••••••
Firmenich SA••••••SV Group AG••••••
Flughafen Zürich AG•••Swiss Finance & Property Investment AG•••
Forbo International SA•••Swiss International Air Lines AG••••••
Franke Holding AG••••••Swiss Life Holding••••••
Frutiger AG•••Swiss Life Schweiz••••••
Galenica AG••••••Swiss Prime Site•••
GAM Holding AGSwiss Re••••••
gategroup•••Swisscom AG••••••
Geberit AG••••••Swissport International Ltd.••••••
Generali (Schweiz) Holding AG••••••Swissquote Group Holding AG
Georg Fischer AG••••••Syngenta AG••••••
Givaudan SA•••Tamedia AG•••
Glarner KantonalbankTecan Group AG
Glas Trösch Holding AG•••Temenos Group AG
Glencore plc•••Tetra Laval Group•••
Goldbach Group AG•••The Swatch Group Ltd.•••
Graubündner KantonalbankThurgauer Kantonalbank
Groupe Minoteries SATornos SA
Gurit Holding AGTransocean Management Ltd.•••
Helsana Versicherungen AG•••Triumph International Spiesshofer & Braun
Helvetia Gruppe••••••u-blox Holding AG
HIAG Immobilien Holding AGUBS AG••••••
Highlight Event & Entertainment AGUBS Switzerland AG••••••
HOCHDORF Holding AG•••Urner Kantonalbank•••
Huber + Suhner•••Valartis Group AG
Hügli Holding AGValiant Holding AG•••
Hypothekarbank Lenzburg AGValora Holding AG••••••
IBM Schweiz AG•••VAT Group AG
Idorsia Pharmaceuticals Ltd.Vaudoise Assurances Holding SA•••
Implenia AG•••Vetropack Holding AG•••
Inficon Holding AGVifor Pharma Management AG•••
Interroll Holding AG•••Villars Holding S.A.
Intershop Holding AGVon Roll Holding AG
Investis Holding AGVontobel Holding AG•••
ISS Holding AG•••VP Bank AG•••
IVF HARTMANN AG•••VZ Holding AG•••
Jet Aviation Management AG•••Walliser Kantonalbank
JOWA AGWarteck Invest AG•••
Julius Bär Gruppe AG•••WISeKey International Holding Ltd
Jungfraubahn Holding AG•••Ypsomed Holding AG•••
Kardex AGZehnder Group AG•••
Klingelnberg AGZüblin Immobilien Holding AG
Komax Holding AG•••Zug Estates Holding AG•••
Kudelski SAZuger Kantonalbank•••
Kühne + Nagel International AG•••Zürcher Kantonalbank••••••
Kuros Biosciences AGZurich Insurance Group•••
LafargeHolcim Ltd.•••Zürich Versicherungs-Gesellschaft AG•••

Liste des abréviations

CAConseil d'administrationplcPublic Limited Company
CEOChief Executive OfficerPMEPetites et moyennes entreprises
CFOChief Financial OfficerRHRessources humaines
Dir.DirectionSASociété anonyme
etc.et ceteraSMISwiss Market Index
Ltd.LimitedSPISwiss Performance Index
NCCNomination and Compensation CommitteeUEUnion européenne
p. ex.par example

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