schillingreport 2022

Éditorial

À mon avis, dans une dizaine d’années, nous vivrons dans un univers économique dans lequel la question de la diversité des genres n’en sera plus une. Quel que soit le niveau hiérarchique, les entreprises et employeurs du secteur public afficheront des pourcentages d’hommes et de femmes oscillant entre 40 et 60% et l’équilibre des genres sera la règle. Je suis à peu près certain que cette année 2022 va marquer un tournant, avec l’accélération de cette évolution. La proportion de femmes dans les organes directeurs de l’économie suisse n’a jamais augmenté aussi fortement. Jamais autant de postes de direction, de mandats de conseils d’administration et d’emplois de cadres supérieur-e-s n’ont été pourvus avec des femmes. Jamais la conscience de l’économie suisse n’a été aussi aiguisée sur le thème de la diversité des genres. Les digues ont sauté, la progression des femmes ne peut être arrêtée, le succès sera forcément durable. Je sens que dans le quotidien des affaires, la question de la diversité des genres s’est imposée à toutes les entreprises et à tous les esprits, au sein des conseils d’administration et des directions. Et l’immense engagement des employeurs des secteurs privé et public porte ses fruits. L’année dernière encore, il semblait que la phase de prise de conscience allait durer une dizaine d’années. Mais avec les chiffres actuels, il est clair que nous sommes au seuil de la phase d’acceptation, dans laquelle la question de l’équilibre des genres n’en sera plus une. Je pense que les évolutions actuelles vont servir de catalyseur et que dans 5 ans nous aurons atteint la phase d’acceptation. Malgré toutes ces évolutions positives, n’oublions pas que 54 % des femmes membres des directions n’ont pas de passeport suisse. Le potentiel des femmes suisses est donc loin d’être exploité. Plus de la moitié des postes de direction vacants sont pourvus par des managers femmes étrangères. Sur ce point, de nombreux pays (France, Norvège, Suède et Royaume-Uni, pour n’en citer que quelques-uns) sont beaucoup plus en avance que nous. Là-bas, cela fait des décennies que les femmes ont l’habitude de continuer à assumer une forte charge de travail et à faire carrière, même avec une famille. On le sait, la Suisse est en retard dans ce domaine. Beaucoup d’employeurs en sont aux balbutiements d’une gestion du personnel compatible avec la vie de famille, reconnaissant encore trop peu les avantages de cette orientation. Le niveau du taux de retour des femmes après un congé maternité est encore trop rarement un objectif de la stratégie RH et une mesure du succès de l’encadrement. Les employeurs qui ont une bonne culture de la diversité ont un avantage très net: on pourra rapidement constater qu’ils ont moins de difficultés à recruter des talents rares.

J’observe avec intérêt que depuis plusieurs années, de plus en plus d’entreprises renforcent les effectifs de leur direction avec des compétences dans les TI, la technologie et la numérisation. Face à une concurrence mondiale, la numérisation et la gestion qu’en font les entreprises deviennent un facteur clé du succès économique. C’est pourquoi un nombre toujours plus important d’entreprises fait appel à ces compétences au niveau de la direction. Il y a encore 8 ans, tout juste 10 % des sociétés comptaient un CIO, un-e head of technology et/ou un-e chief digital officer au sein de leur organe directeur le plus élevé. Aujourd’hui, elles sont 42 % et je suis persuadé que d’autres vont suivre l’exemple.

J’admets que notre schillingreport est un peu austère. C’est pourquoi c’est tous les ans pour moi une joie nouvelle d’arriver à convaincre des dirigeantes et des dirigeants de l’économie privée et de l’administration publique de partager avec nous leurs réflexions sur les difficultés actuelles, pour animer la partie ardue sur les données. Cette année, j’ai lu avec un grand plaisir les interviews d’une chancelière d’État et de six CEO. J’espère qu’il en sera de même pour vous.

Bien à vous.
Guido Schilling

1 Résumé

Sur tous les fronts, percée du projet intergénérationnel en faveur d’un équilibre des genres. Les entreprises du SMI sont les pionnières de cette évolution: la proportion de femmes au sein de leurs directions augmente de cinq points de pourcentage (+36%) et passe à 19%, tandis qu’au sein des conseils d’administration, la barre des 30% est franchie, trois ans avant la fin de la période transitoire. Parmi les 100 plus grands employeurs suisses, 34% d’entreprises emploient au moins deux femmes à des postes de direction: pour la première fois, c’est plus que celles qui n’en emploient pas du tout (31%). Et dans le même temps, la proportion de femmes au niveau de la direction augmente de quatre points de pourcentage (+31%), pour passer à 17%. Si elles poursuivent au même rythme, les entreprises devraient atteindre la valeur indicative des 20% au plus tard en 2024, soit six ans avant la fin de la période transitoire. Au sein des conseils d’administration du secteur privé, la proportion de femmes atteint désormais 26% (+2 points de pourcentage), et là encore, le cap des 30% sera franchi dès 2024. Le secteur public enregistre déjà une proportion de femmes de 23% aux postes de cadres supérieur-e-s.

Les organes directeurs de l’économie suisse et du secteur public

Chez les 100 plus grands employeurs suisses, 36% des postes de direction vacants ont été pourvus par une femme. Jamais ce pourcentage n’a été aussi élevé, alors même qu’on enregistrait déjà l’année précédente la valeur la plus haute, avec 26%. 69% des entreprises emploient au moins une femme au niveau de la direction. Quand on pense qu’il y a encore quatre ans, nous étions à 41 %, on mesure les progrès réalisés pour ce projet intergénérationnel par les entreprises, ne serait-ce qu’au cours de ces 48 mois. Cette dynamique est inédite et la prise de conscience de la nécessité d’un équilibre des genres au sein des conseils d’administration et des directions d’entreprise n’a jamais été aussi importante. À la fin de la période transitoire (2025 pour les conseils d’administration et 2030 pour les directions), les entreprises auront largement dépassé les 30 % et les 20 % recommandés. Nous arrivons plus tôt que prévu au seuil de la phase d’acceptation, au cours de laquelle l’équilibre des genres sera devenu la norme.

Si l’on considère les données relatives à la diversité, cette 17e édition du schillingreport montre que, outre l’évolution très positive de l’équilibre des genres, la proportion d’étrangers au sein des directions augmente légèrement, pour passer à 44% (contre 43% l’année précédente). Il faut souligner que cette stagnation à un niveau élevé s’appuie sur une proportion de 50% d’étrangers parmi les nouveaux membres des directions (contre 40% et 49% les deux années d’avant). Les membres des directions viennent de Suisse et de 30 autres nations. Parmi les femmes nouvellement membres des directions, la proportion de managers n’ayant pas de passeport suisse est de 54%, dont 78% de «résidentes en Suisse», à savoir de femmes qui ont déjà été embauchées en Suisse ou dans une entreprise suisse avant d’être nommées au poste actuel.

Les entreprises du SMI sont pionnières et ont déjà atteint les valeurs indicatives recommandées concernant l’équilibre des genres
Avec 19% de membres féminins au sein de leurs directions et 30% au sein de leurs conseils d’administration, les entreprises du SMI confirment leur rôle de pionnières pour ce qui est de la diversité des genres. On peut considérer que les valeurs indicatives sont atteintes. Dans les conseils d’administration, les entreprises du SMI visent déjà l’objectif de faire passer ce pourcentage de 40 à 60 % de femmes. Il est frappant de constater qu’avec 19% de femmes au sein des directions, les entreprises du SMI dépassent celles du DAX (elles sont désormais 40 et comptent 18% de femmes parmi les membres des directoires). Dans son ancienne configuration (30 entreprises), le DAX affiche aussi une proportion de femmes au sein des directoires s’élevant à 19%. Au sein des conseils de surveillance des entreprises du DAX, la proportion de femmes est désormais de 35% avec la nouvelle composition et de 37% avec l’ancienne; les entreprises du SMI franchissent, elles, le cap des 30% au sein des conseils d’administration. Les 20 entreprises du SMI emploient des femmes au sein de leurs conseils
d’administration. Seulement quatre ne comptent encore aucune femme au sein de leurs directions, mais l’une d’entre elles annonce déjà l’arrivée d’une future collègue femme à cet échelon.

L’administration fédérale affiche un taux record de 38% de femmes parmi les cadres supérieur-e-s
La proportion de femmes parmi les cadres supérieur-e-s du secteur public passe de 23% à 23%. Cette hausse significative est le résultat de l’embauche de 39% de femmes parmi les cadres supérieur-e-s nouvellement nommé-e-s, à savoir la valeur la plus élevée jamais atteinte. Cette évolution est favorisée par la Confédération qui, pour la troisième fois consécutive, attribue 50% des postes vacants à des femmes et affiche une proportion de femmes de 38% parmi les cadres supérieur-e-s (contre 37% l’année précédente). Si l’on ne considère que les cantons, ces derniers emploient 22% de femmes parmi les cadres supérieur-e-s (contre 21% l’année d’avant), avec 38% des nouveaux postes attribués à des femmes. C’est ce qui s’appelle joindre le geste à la parole: la Confédération ne se contente pas d’exiger, elle donne l’exemple.

Au sein des directions, un nombre toujours plus important d’entreprises compte des compétences en matière de technologie et de numérisation
Jusqu’en 2014, seulement 10% des 100 plus grands employeurs dédiaient un poste de direction à la technologie et à la numérisation. En 2018, cette valeur est passée à 28% et ne cesse d’augmenter depuis, pour atteindre 42% aujourd’hui. Dans six sociétés, c’est une femme qui gère ces compétences. Pour beaucoup d’entreprises, la numérisation est une dimension stratégique; on le constate clairement avec le fort développement de cette fonction au sein des directions. Des processus totalement numérisés, le concept d’Industrie 4.0, le télétravail, la fidélisation de la clientèle, des partenaires et des fournisseurs sont autant de facteurs clés dans la concurrence mondiale.

Augmentation de l’âge moyen des CEO et des CFO
Ces dix dernières années, l’âge moyen des CEO et des CFO n’a cessé d’augmenter. Jusqu’en 2012, les CEO avaient en moyenne 52 ans, et les nouveaux 48, contre 55 et 52 actuellement. On constate la même évolution pour les CFO. En 2012, la moyenne d’âge était pour eux de 49 ans, 47 pour les nouveaux arrivants, contre 53 et 50 actuellement. Ces dix dernières années, l’âge moyen des membres des directions a augmenté lui aussi, de façon un peu moins marquée, passant de 51 à 53 ans. Est-ce qu’après les crises financières mondiales et européennes, les membres des conseils d’administration misent de plus en plus sur le nombre d’années d’expérience professionnelle pour choisir les CEO, les CFO ou les nouveaux membres des directions? Les tempes grises sont-elles plus à même de gérer une économie de plus en plus complexe? Les entreprises présentent-elles aujourd’hui une diversité d’âges suffisante pour relever les défis mondiaux? Quelles sont les raisons de cette évolution?

2 Introduction

La société guido schilling ag recueille depuis 17 ans les données sur la composition des directions et conseils d’administration des 100 plus grandes entreprises suisses. Depuis cinque ans, l’évaluation a été étendue au secteur public, et l’analyse porte également sur les cadres supérieur-e-s des 26 cantons et de l’administration fédérale. De plus, tous les deux ans, la société guido schilling ag demande aux 250 plus importantes entreprises de Suisse de lui communiquer leurs chiffres sur la relève en vue de la diversité des genres, afin de révéler le potentiel de managers femmes parmi les cadres des échelons supérieurs et dans l’encadrement intermédiaire. Le schillingreport assure une «transparence au sommet» et s’est imposé comme un instrument indépendant et reconnu d’état des lieux et d’analyse approfondie des niveaux d’encadrement en Suisse.

Les données sur les directions et les conseils d’administration des 100 plus grands employeurs ont été rassemblées par une équipe de projet interne de guido schilling ag. Nos propres recherches, avec des consultations individuelles et des demandes directes auprès des entreprises qui généralement ne publient pas de données, font toute la valeur de cette enquête. Les données sont complètes à 97% pour les directions, et à 99% pour les conseils d’administration. Les données du secteur public ont aussi été recueillies par une équipe interne de guido schilling ag, puis vérifiées par la plupart des cantons, ainsi que par l’administration fédérale.

Les données sur la relève en vue de la diversité des genres ont été demandées directement aux 250 entreprises les plus importantes, car ces chiffres ne sont pas accessibles au public et ne peuvent être trouvés autrement. La date de référence à laquelle les données de cette année sont actualisées pour les relevés concernant les 100 plus grands employeurs et le secteur public est le 31 décembre 2021. Les données sur la relève en vue de la diversité des genres n’étant collectées que tous les deux ans, pour cet aspect le jour de référence est le 31 décembre 2020.

Les tendances et évolutions sont ensuite examinées et analysées séparément, par sous-groupe: les femmes, les étrangers, les entreprises du SMI, les CEO et les présidents des conseils d’administration.

Cette année le schillingreport présente une série d’interviews de CEO et une représentante du secteur public. Leur opinion reflète une lecture intéressante et variée qui complète l’analyse des données.

3 Indications générales concernant le rapport

Depuis cinque ans, le rapport sur les plus grands employeurs suisses intègre en plus le secteur public et sa composition en termes de cadres supérieur-e-s; il présente également la relève en vue de la diversité des genres des 250 plus importantes entreprises suisses. Dès les premières années, ces informations complémentaires ont permis d’aboutir à des conclusions essentielles; elles ne manqueront pas de refléter des évolutions passionnantes dans les prochaines années. L’équipe de projet interne de guido schilling ag a recherché les données utiles sur les canaux les plus divers et a demandé les données manquantes directement aux entreprises. Beaucoup de sociétés ont donc mis à disposition des informations qui ne sont pas accessibles au grand public. Pour cette dix-septième édition le schillingreport continue de s’appuyer sur une solide cohérence des données.

Annexe

Une nouvelle annexe a été créée pour le schillingreport, complété entretemps par les données du secteur public et de la relève en vue de la diversité des genres; elle fournit des informations détaillées sur ces échantillons et présente des évaluations complémentaires sur la formation des membres des organes directeurs, les langues dans le secteur public, etc., qui ne figurent pas dans le rapport, et donne donc une idée précise des échantillons étudiés. L’ensemble des chiffres des années 2006 à 2016 du schillingreport classique, analysant les 100 plus grands employeurs suisses, est disponible sous forme d’annexe séparée.

Échantillons étudiés

La liste de toutes les entreprises associées au relevé figure à la fin du rapport. Une distinction est faite entre les différents échantillons, chacun étant identifié par une couleur, afin de faciliter la lecture.

Private Sector
Les 100 plus grands employeurs suisses
Public Sector
26 cantons et l'administration fédérale
Gender-Diversity-Pipeline
Enquête auprès des 250 plus importantes entreprises suisses
DirectionConseil d'administrationCadres supérieur-e-s (chancelier/chancelière fédéral-e, chancelier/chancelière d'État, secrétaires généraux/secrétaires générales, chefs/cheffes d'office)Conseil fédéral/Conseil d'ÉtatDirection
Cades des échelons supérieurs
Encadrement intermédiare
Effectifs
Conseil d'administration

L’échantillon issu de l’économie privée, avec les 100 plus grands employeurs suisses, tel qu’il est analysé depuis 2006, est désigné dans l’ensemble du rapport par le terme «Private Sector». L’échantillon de la relève en vue de la diversité des genres, pour lequel les 250 plus importantes entreprises suisses ont été interrogées, est appelé «Gender-Diversity-Pipeline». Que ce soit pour le Private Sector ou pour le Gender-Diversity-Pipeline, les 20 entreprises du Swiss Market Index (SMI) ont été examinées séparément. L’échantillon du secteur public couvre les 26 cantons ainsi que l’administration fédérale et est appelé «secteur public». La date de référence à laquelle les données de cette année sont actualisées pour les relevés concernant les 100 plus grands employeurs et le secteur public est le 31 décembre 2021. Les données sur la relève en vue de la diversité des genres n’étant collectées que tous les deux ans, pour cet aspect le jour de référence est le 31 décembre 2020.

Pour l’échantillon Gender-Diversity-Pipeline, la proportion de femmes dans les deux niveaux d’encadrement au-dessous de la direction a aussi été examinée, afin de montrer si les niveaux de management inférieurs disposent ou non d’un potentiel féminin qui pourrait évoluer vers l’échelon immédiatement au-dessus. On entend par échelons supérieurs les équipes des membres de la direction et par cadres intermédiaires ceux qui sont juste au-dessous des cadres des échelons supérieurs. La présente analyse fournit donc un aperçu des trois échelons opérationnels de direction les plus élevés d’une entreprise. À titre de comparaison, on regarde aussi la valeur correspondante de l’ensemble des effectifs.

La taille d’un échantillon peut varier entre deux problématiques. En effet, pour certaines enquêtes, les données ne sont pas complètes pour toutes les personnes. À quelques exceptions près, tous les pourcentages ont été arrondis suivant les règles communément admises, car les décimales fournissent une précision trompeuse, qui ne reflète pas la réalité.

Dans cette évaluation, une importance particulière a été accordée aux personnes ayant rejoint les organes au cours de l’année étudiée, car c’est souvent grâce à elles que sont le mieux révélées les innovations et les tendances.

L’échantillon Private Sector couvre les groupes avec leurs filiales, quand ces dernières répondent aux critères de sélection. Elles peuvent en apparence être perçues comme des doublons, mais il est nécessaire de les prendre en compte, car beaucoup de filiales jouent un rôle majeur sur le marché suisse. Sont par exemple analysés le groupe Zurich Insurance Group mais aussi l’entité locale Zürich VersicherungsGesellschaft AG. Autres exemples de double saisie: UBS AG ou Credit Suisse Group AG avec leur filiales UBS Switzerland AG et Credit Suisse (Schweiz) AG. Pour les enquêtes sur les conseils d’administration, les filiales, entités locales et divisions des groupes n’ont donc pas été prises en compte.

Direction/cadres supérieur-e-s/Gender-Diversity-PipelinePrivate SectorPublic SectorGender-Diversity-Pipeline
202220212022202120222021
Nombre total d'entreprises/d'organisations analysées1381382727250
Entreprises/organisations effectivement dans le rapport119100%119100%27100%27100%145100%
Informations complètes disponsibles11597%11597%2074%2074%13291%

La taille de l’échantillon Private Sector varie au fil des années, à cause des fusions, reprises et de la composition du SMI. De même, après certains changements au sein d’une entreprise, les critères justifiant l’intégration dans le schillingreport peuvent ne plus être remplis. Actuellement, pour le Private Sector, 895 membres des directions et 119 entreprises ont été analysés. Pour l’échantillon secteur public, l’analyse porte sur 1030 cadres supérieur-e-s dans 26 cantons et dans l’administration fédérale. Les chiffres de l’année dernière de 145 entreprises ont été étudiés pour l’analyse de l’échantillon Gender-Diversity-Pipeline.

CA/Conseil fédéral et Conseil d'État/Gender-Diversity-PipelinePrivate SectorPublic SectorGender-Diversity-Pipeline
202220212022202120222021
Nombre total d'entreprises/d'organisations analysées99992727250
Entreprises/organisations effectivement dans le rapport92100%92100%27100%27100%145100%
Informations complètes disponsibles9199%9199%27100%27100%13794%

L’échantillon des conseils d’administration du Private Sector est plus limité que celui des directions, car les conseils d’administration des entités locales suisses et ceux des divisions de groupes n’ont pas été intégrés. Une enquête sur ces organes fausserait l’image de l’échantillon. Actuellement, l’étude porte sur 837 membres de conseils d’administration de 92 entreprises. Pour l’échantillon secteur public, l’analyse porte sur la proportion de femmes parmi 160 conseillers/conseillères fédéraux/fédérales et conseillers/conseillères d’État. Pour l’échantillon Gender-Diversity-Pipeline, les conseils d’administration de 137 entreprises ont été analysés.

Répartition par branche des entreprises étudiées

Dans le schillingreport 2022, 119 entreprises, issues de 11  branches différentes, constituent l’échantillon Private Sector. Les branches Industrie manufacturière (36) et Commerce de détail/biens de consommation (17) sont les plus représentées. Les prestataires de services financiers (assurances et banques ensemble) comptent 25 entreprises.

Pour ce qui est de l’échantillon Gender-Diversity-Pipeline, 145 entreprises de 11 branches différentes ont été analysées. Parmi elles dominent les banques et l’industrie manufacturière, avec à chaque fois 33 entreprises participantes. Les prestataires de services financiers (assurances et banques ensemble) comptent 43 entreprises.

4 Organes directeurs des entreprises et du secteur public

Le premier grand chapitre du schillingreport explique la composition des directions et des conseils d’administration de l’économie privée, et passe en revue les cadres supérieur-e-s et les conseillers et conseillères fédéraux/fédérales et d’État dans le secteur public.

4.1 Composition des organes

Directions et cadres supérieur-e-s

Composition des directions et du groupe de cadres supérieur-e-sPrivate SectorPublic Sector
ÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises/d'organisations11927
Nombre total de membres895100%139100%1030100%119100%
Proportion de femmes14817%5036%23623%4639%
Proportion d'hommes74783%8964%79477%7361%
Proportion de Suisses49856%7151%
Proportion d'étrangers39744%6849%
Proportion de nouveaux membres13916%11911%

Entre 2006 et 2016, la proportion de femmes au sein des directions est passée de 4% à 6%, avec une proportion relativement faible de femmes parmi les membres des directions nouvellement élus. En 2017, dans l’échantillon Private Sector la proportion de membres féminins au sein des directions a augmenté de 6% à 8%, pour retomber à 7% en 2018, avant de monter de nouveau à 9% en 2019, grâce à une proportion de 18% de femmes parmi les nouveaux membres des directions. En 2021, la proportion de femmes au sein des directions de l’échantillon Private Sector est passée de 10% à 13%, grâce un taux de 21% de femmes parmi les nouveaux membres. Actuellement, ces chiffres ont dépassé tous les records, avec 36% des postes vacants au sein des directions pourvus par des femmes. Pour la première fois, la proportion de femmes à des postes de direction augmente de 4 points de pourcentage, pour atteindre 17%. Le secteur public atteint une proportion de 23% de femmes parmi les cadres supérieur-e-s, ce qui est deux fois plus élevé que dans le Private Sector. Actuellement, dans l’échantillon Secteur Public, la fluctuation est de 11%, donc plus faible que dans l’économie privée où elle atteint 14%. Cependant, la proportion de femmes parmi les cadres supérieur-e-s nouvellement nommé-e-s est nettement supérieure à ce que l’on constate dans l’économie privée (39% contre 36%). L’administration publique est donc parvenue à augmenter la proportion de cadres supérieures de 21% à 23%.

La proportion d’étrangers n’a été recensée que pour les entreprises de l’économie privée, car au sein de l’échantillon secteur public, on ne compte quasiment que des Suisses et des Suissesses comme cadres supérieur-e-s. Une enquête sur la proportion d’étrangers n’aurait donc pas d’intérêt. Dans l’échantillon Private Sector, la part des personnes étrangères au sein des directions stagne à 44%, mais 49% (soit près de la moitié) des membres des directions nouvellement arrivés au cours de l’année du relevé ne sont pas de nationalité suisse.Autrement dit, près de la moitié des membres des directions nouvellement nommés n’ont pas de passeport suisse.

Conseils d’administration, Conseil fédéral et Conseils d’État

Composition des conseils d'administration, du Conseil fédéral et des Conseils d'ÉtatPrivate SectorPublic Sector
ÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnage
Nombre d'entreprises/d'organisations9227
Nombre total de membres837100%84100%156100%
Proportion de femmes21826%2732%4428%
Proportion d'hommes61974%5768%11272%
Proportion de Suisses53464%5363%
Proportion d'étrangers30336%3137%
Proportion de nouveaux membres8410%

Les conseils d’administration de l’économie privée comptent 26% de femmes (contre 24% en 2021). Parmi les membres des conseils d’administration nouvellement élus, 32 % sont des femmes, soit près d’un siège vacant sur trois a donc été pourvu avec une femme, ce qui représente la valeur la plus haute depuis le début des relevés. Ce chiffre était de 32% l’année précédente. Les organes politiques de la Confédération et des cantons comptent déjà 28% (26% en 2021) de conseillères fédérales et de conseillères d’État, tandis que la Confédération compte 43% (43% en 2021) de conseillères fédérales.

La part des étrangers dans les conseils d’administration de l’économie privée s’élève à 36% (contre 36% en 2021); 37% des membres des conseils d’administration nouvellement élus n’ont pas de passeport suisse. Dans l’échantillon Public Sector, cette enquête n’a pas été menée, car les fonctions officielles ne sont tenues que par des personnes de nationalité suisse.

4.2 Domaines de compétences des cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons, ainsi que des membres des directions

Domaines de compétences des cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons

ÉchantillonnageChancelier/chancelière fédéral-e/d'ÉtatSecrétaires généraux/généralesChefs/cheffes d'office
Existants91124148746
Nouveaux119312104
Total103027160850

Concernant les cadres supérieur-e-s de l’échantillon secteur public, outre l’échantillonnage, trois domaines de compétences ou groupes de fonctions sont distingués. L’analyse porte séparément sur les 26 chanceliers/chancelières d’État et sur le chancelier de la Confédération d’une part, sur les secrétaires généraux/générales et chefs/cheffes d’office d’autre part.

Domaines de compétences des membres des directions
Concernant les membres des directions, la distinction est faite entre les fonctions d’affaires et les fonctions de service. On entend par fonction d’affaires tous les postes ayant un lien avec le chiffre d’affaires de l’entreprise et les fonctions faisant partie de son activité principale, comme les responsabilités commerciales et marketing, la R&D et la production. Sont regroupés sous les fonctions de service tous les postes qui ont un rôle de soutien dans l’entreprise, mais aucune incidence directe sur la stimulation du chiffre d’affaires (les ressources humaines et la communication par exemple).

Domaines de compétences des membres des directionsDomaines de compétences des nouveaux membres des directions
Fonctions d'affairesFonctions de serviceFonctions d'affairesFonctions de service
Échantillonnage64772%24828%9266%4734%
Hommes57477%17423%6472%2528%
Femmes7350%7450%2856%2244%

72% des membres des directions assument des fonctions d’affaires, plus précisément 66% des nouveaux arrivants ont un rôle dans ce domaine. Parmi les femmes, seulement 50% occupent des fonctions d’affaires, et 56% parmi les nouvelles arrivantes. Alors que la moitié des femmes (50%) dirigent une unité de support, les trois quarts des hommes membres des directions (77%) participent à l’activité principale de l’entreprise et seulement un quart d’entre eux dirigent des unités de service.

4.3 Expérience des membres des organes directeurs

Si on observe l’expérience des membres des organes, deux questions s’avèrent centrales dans l’échantillon Private Sector: Quelle fut l’évolution professionnelle des membres des directions et des conseils d’administration avant d’être nommés aux postes de l’organe? Depuis combien de temps travaillaient-ils dans l’entreprise? La problématique de l’administration publique est en revanche la perméabilité entre le secteur public et le secteur privé.

Private Sector

Directions

Expérience des membres des directionsÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon882100%139100%
Travaillant précédemment dans l'entreprise51158%8863%
Déjà membres d'une autre direction18921%2820%
Travaillant déjà dans l'entreprise, et déjà membres d'une autre direction445%--
Aucune expérience dans l'entreprise ni dans une autre direction13816%2317%

63% des membres des directions travaillaient déjà dans l’entreprise avant d’être nommés à la direction et ont donc été recrutés en interne. Cela montre l’importance de la gestion des talents en interne. 26% des membres des directions faisaient déjà partie de la direction d’une autre entreprise avant d’être nommés. Et seulement 16% n’avaient aucune expérience significative dans l’entreprise elle-même, ou au sein d’une autre direction. Il peut par exemple s’agir aussi de managers venant de grands groupes, qui ne siégeaient pas à l’organe de direction de l’entreprise, mais avaient une fonction à un échelon supérieur, juste en dessous de la direction du groupe, par exemple dans le domaine des affaires. Parmi les nouveaux membres des directions, 17% n’avaient aucune expérience au sein d’une autre direction, ni n’avaient été recrutés en interne. Parmi les managers nouvellement nommés, 63% occupaient déjà un poste au sein de l’entreprise avant leur nomination à la direction. Parmi les nouveaux arrivants, 20% des managers apportent leur expérience d’une autre direction.

Expérience moyenne des membres des directionsDans la direction actuelleDans l'entrepriseDans l'entreprise avant d'être nommé-e à la direction
Échantillonnage5 ans
Travaillant précédemment dans l'entreprise5 ans17 ans12 ans
Travaillant déjà dans l'entreprise, et déjà membres d'une autre direction5 ans12 ans7 ans
Déjà membres d'une autre direction5 ans
Aucune expérience dans l'entreprise ni dans une autre direction4 ans

Il est particulièrement intéressant d’examiner l’expérience moyenne des membres des directions. Si l’on considère la période de présence au sein de l’entreprise à l’issue de laquelle un membre de la direction a été nommé, il s’avère que les managers promus en interne ont dû travailler dans l’entreprise plus longtemps (en moyenne 12 ans) que les membres de la direction ayant une expérience extérieure à un même niveau hiérarchique, ne serait-ce que dans une PME. Ces derniers sont en effet nommés à un organe directeur au bout de 5 ans seulement en moyenne.

Conseils d’administration

Origine des membres des CAÉchantillonnageNouveaux
Travaillant précédemment dans l'entreprise12715%8100%
Précédemment CEO dans l'entreprise1814%337.5%
Précédemment membre de la direction dans l'entreprise1512%--
Précédemment membre de la direction et CEO dans l'entreprise43%--
Ni membre de la direction, ni CEO dans l'entreprise avant9071%562.5%

Au cours de cette année, l’analyse a porté sur 837 membres de conseils d’administration. Parmi eux, 127 travaillaient déjà dans l’entreprise avant de rejoindre le conseil d’administration (15%). 14% exerçaient des fonctions de CEO, 12% faisaient partie de la direction et 3% avaient les deux fonctions. Avoir une expérience au sein de sa propre entreprise est donc vraiment un critère pour être désigné au conseil d’administration. Mais il est encore plus intéressant de constater que parmi les 837 membres des conseils d’administration, 11% étaient précédemment membres de la direction d’une autre entreprise analysée dans le cadre du schillingreport avant d’être nommés au conseil d’administration actuel. 71 personnes font en même temps partie de plusieurs conseils d’administration dans l’échantillon analysé, et occupent au total 158 sièges. 4 membres des directions siègent en même temps au conseil d’administration d’une autre entreprise analysée dans le cadre du présent rapport.

Expérience moyenne des membres des CAAu CA actuelDans l'entrepriseDans l'entreprise avant d'entrer au CA
Échantillonnage7 ans
Occupant précédemment une fonction opérationnelle dans l'entreprise9 ans22 ans13 ans

Un membre d’un conseil d’administration est en moyenne depuis 7 ans en poste. Les membres d’un conseil d’administration qui occupaient auparavant une fonction opérationnelle au sein de l’entreprise ont une ancienneté un peu plus importante (9 ans). Ils travaillent dans l’entreprise en moyenne depuis 22 ans et ont été nommés au conseil d’administration au bout de 13 ans d’activité. Les nouveaux membres des conseils d’administration ont été désignés pour siéger à un organe directeur stratégique au bout de 14 ans d’ancienneté en moyenne.

Public Sector

Pour ce qui est de l’expérience des cadres supérieur-e-s de l’administration publique, se pose avant tout la question de la perméabilité entre le secteur public et le secteur privé. Il est ensuite intéressant de connaître l’évolution professionnelle de ces personnes avant leurs fonctions actuelles, ainsi que la durée pendant laquelle elles ont exercé au niveau cantonal/fédéral.

Ancienneté

ÉchantillonnageChancelier/chancelière fédéral-e/d'ÉtatSecrétaires généraux/généralesChefs/cheffes d'office
7 ans8 ans7 ans7 ans
Femmes4 ans6 ans5 ans4 ans
Hommes8 ans9 ans8 ans7 ans

L’ancienneté des personnes observées est en moyenne de 7 ans. Mais les chanceliers d’État enregistrent la plus grande ancienneté, occupant depuis 9 ans leurs fonctions actuelles. Dans tous les échantillons, on constate que les femmes ont toujours derrière elles une ancienneté moins longue dans leur poste actuel que leurs collègues masculins. Dans ce domaine aussi, la situation des chanceliers et chancelières d’État est notable, les premiers ayant en moyenne 3 ans d’ancienneté de plus que leurs collègues femmes.

Expérience

ÉchantillonnageAncienneté au poste actuelAncienneté dans le cantonArrivée dans le canton avant la prise des fonctions actuelles
Travaillant précédemment dans le même canton (sans interruption)50255%7 ans18 ans11 ans
Ne travaillant pas précédemment dans le même canton38445%7 ans

55% des personnes travaillaient déjà sans interruption dans le même canton qu’aujourd’hui, ou à la Confédération, avant de prendre leurs fonctions actuelles. Plus de la moitié de ces cadres supérieur-e-s ont donc évolué en interne. En moyenne, ces personnes travaillent depuis 18 ans pour la Confédération/le canton, sont arrivées au poste actuel au bout de 11 ans et exercent ces fonctions depuis 7 ans. Les personnes nommées, venant de l’extérieur, qui n’occupaient donc pas de fonctions auparavant dans le même canton ni dans l’administration fédérale, sont à leur poste actuel aussi depuis 7 ans. 3% ont pris leurs fonctions en venant de l’extérieur, mais avaient déjà travaillé auparavant dans le même canton ou pour la Confédération.

Perméabilité

ÉchantillonnageChancelier/chancelière fédéral-e/d'ÉtatSecrétaires généraux/généralesChefs/cheffes d'office
Travaillant déjà dans le même canton51658%1664%8663%41757%
Travaillant avant dans l'économie privée26536%421%3435%22533%
Travaillant avant dans un établissement de droit public36750%1263%4748%36753%
Travaillant avant dans l'économie privée et dans un établissement de droit public9914%316%1717%9914%

Au total, 58% des cadres supérieur-e-s pris en considération travaillaient déjà dans le canton qui les emploie ou pour la Confédération avant d’occuper leur poste actuel: 95% d’entre eux sans interruption, tandis que 5% des cadres avaient quitté le canton/la Confédération avant d’y revenir. 50% des personnes sur lesquelles porte l’étude avaient déjà travaillé une fois dans l’économie privée avant de prendre leurs fonctions actuelles. Elles étaient un peu moins en 2021, soit 47%, contre 49% en 2020 et 48% en 2019. La perméabilité entre le secteur privé et le secteur public s’est développée et est passée de 32% (en 2021) à 36% actuellement. 64% exerçaient auparavant une activité dans une autre administration publique. 14% avaient travaillé auparavant dans l’économie privée et dans une autre administration publique. Cela montre que beaucoup de cadres du secteur public se sont enrichi-e-s d’une expérience très variée au fil de leur carrière, allant bien au-delà de l’organisation dans laquelle ils travaillent, et leur permettant d’élargir leurs horizons «professionnels».

Sur les 119 personnes nouvellement arrivées en poste, 53% ont été recrutées en interne (contre 63% en 2021). 49% des nouvelles recrues travaillaient auparavant dans une autre administration publique, mais 26% ont une expérience de l’économie privée, 13% ont l’expérience d’une autre administration publique mais aussi de l’économie privée et 25% ont commencé leur carrière chez leur employeur actuel. Le plus souvent, les chancelières et chanceliers d’État sont recrutés au sein des cantons/de la Confédération et 64% arrivent en poste à l’issue d’une sélection interne. Pour les secrétaires générales/généraux, cette proportion s’élève à 63% et à 57% pour les chefs/cheffes d’office. Plus de la moitié des secrétaires généraux/générales (52%) ont une expérience de l’économie privée, contre 47% pour les chefs/cheffes d’offices et 37% pour les responsables des chancelleries.

4.4 Âge des membres des organes directeurs

On confond souvent l’âge d’une personne avec son expérience. Le présent chapitre indique l’âge moyen des membres des organes, ainsi que la manière dont cet âge a évolué au fil des ans.

Private Sector

Directions

Âge moyen des membres des directionsÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon53 ans50 ans
Hommes53 ans49 ans
Femmes51 ans50 ans
Proportion de Suisses53 ans50 ans
Proportion d'étrangers54 ans51 ans
SMI54 ans51 ans

L’âge moyen des membres des directions est de 53 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau est de 50 ans. Pour ces deux groupes, l’âge moyen a augmenté ces dernières années. L’âge moyen des nouveaux membres a augmenté de 4 ans depuis 2008. Auparavant, il était de 46 ans. Cette augmentation d’âge a été constatée 3 ans plus tard dans l’échantillonnage. En 2011, les membres des directions avaient en effet 50 ans, soit 3 ans de moins que l’âge constaté aujourd’hui. Entretemps, l’âge des femmes membres des directions est passé à 51 ans, soit 2 ans de moins que leurs collègues hommes (53 ans). Les membres suisses des directions ont 53 ans, tandis que les membres étrangers des directions ont 54 ans en moyenne. Parmi les nouveaux membres de directions, les personnes étrangères sont en moyenne âgées de 51 ans, soit 1 année de moins que les membres suisses (50 ans).

Conseils d’administration

Âge moyen des membres du CAÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon59 ans55 ans
Hommes61 ans57 ans
Femmes56 ans55 ans
Membres de Suisse59 ans56 ans
Étrangers60 ans57 ans
SMI60 ans55 ans

Depuis 2011, l’âge moyen des membres des conseils d’administration reste inchangé, à savoir 59 ans. Cela fait 4 ans de plus par rapport aux nouveaux membres des conseils d’administration, dont l’âge moyen est de 55 ans. L’âge des femmes membres des conseils d’administration est de 56 ans, soit 5 ans de moins que leurs collègues hommes (61 ans). Les nouveaux membres femmes des conseils d’administration ont en moyenne 55 ans, contre 57 ans pour les hommes dans ce cas. Les membres suisses des conseils d’administration ont en moyenne 59 ans, soit un an de moins que leurs homologues de nationalité étrangère, qui ont 60 ans en moyenne. Parmi les nouveaux membres des conseils d’administration, les personnes étrangères sont en moyenne âgées de 57 ans, soit 1 année de plus que les membres suisses (56 ans).

Public Sector

Cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons

Âge moyen de l'équipe de tête de la Fédération et de la CantonsÉchantillonnageChancelier/chancelière fédéral-e/d'ÉtatSecrétaires généraux/généralesChefs/cheffes d'office
ÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon53 ans49 ans53 ans45 ans50 ans45 ans54 ans50 ans
Hommes54 ans50 ans54 ans41 ans51 ans45 ans54 ans51 ans
Femmes51 ans48 ans52 ans46 ans48 ans45.5 ans54 ans49 ans

L’âge moyen des cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons est de 53 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau de 49 ans. Les cadres supérieures ont 51 ans en moyenne. Les hommes ont en moyenne trois ans de plus (54 ans). Les nouvelles cadres supérieures ont en moyenne 48 ans, tandis que les hommes dans ce cas affichent une moyenne d’âge de 50 ans.

Depuis le début de cette enquête en 2016, et jusqu’à l’avant-dernière année, l’âge moyen des chanceliers/chancelières fédéral-e-s et d’État reste inchangé, à savoir 52 ans. Depuis l’année dernière, on observe une légère augmentation, cet âge étant passé à 53 ans. Les femmes ont en moyenne 52 ans, soit 2 ans de moins que leurs collègues hommes (54 ans).

L’âge moyen des secrétaires généraux/générales n’a pas changé par rapport à l’an dernier, à savoir 50 ans. Depuis le début de cette enquête en 2016, l’âge moyen a augmenté d’un an. Les femmes ont en moyenne 48 ans, soit 3 ans de moins que leurs collègues hommes (51 ans).

L’âge moyen des chefs et cheffes d’office a augmenté légèrement par rapport à l’an dernier, passant de 53 à 54 ans. Depuis le début de cette enquête en 2016, l’âge moyen a augmenté 2 ane. Les femmes comme les hommes ont en moyenne 54 ans.

4.5 Durée d’occupation des fonctions par les membres des organes directeurs qui ont démissioné

Ce sous-chapitre montre combien de temps sont restés en poste les membres qui ont quitté leurs fonctions pendant la durée de l’enquête. Cela permet de tirer des conclusions intéressantes sur les différences de durée d’occupation de leurs fonctions entre les femmes et les hommes, ou entre les Suisses / Suissesses et les personnes étrangères.

Private Sector

Directions

Durée moyenne de séjour des membres des directions qui ont démissioné l'entrepriseDans la direction actuelleDans la direction actuelle (précédemment pas dans l'entreprise)Dans la direction actuelle (précédemment dans l'entreprise)Dans l'entreprise
Taille de l'échantillon1334688
Échantillonnage7 ans6 ans7 ans13 ans
Hommes7 ans7 ans7 ans 13 ans
Femmes3 ans3 ans3 ans14 ans
Membres de Suisse7 ans7 ans8 ans13 ans
Étrangers5 ans5 ans6 ans12 ans

L’an dernier, 133 membres d’une direction ont quitté cet organe. Ils ont occupé leurs fonctions pendant 7 ans en moyenne, soit la même durée que celle enregistrée l’année précédente. Les 17 femmes membres d’une direction étaient restées 3 ans en poste, contre 7 ans pour les 116 hommes. Par conséquent, les femmes occupent leurs fonctions de direction pendant moins longtemps que les hommes. L’année précédente, les hommes avaient conservé leurs fonctions de direction pendant 7 ans également avant de les quitter, soit près du double par rapport aux femmes (4 ans).

Les femmes membres nommées en interne à la direction d’une entreprise sont restées 3 ans en poste, de même que celles qui ont été recrutées à l’extérieur. C’est un peu plus pour les hommes: ceux qui ont été nommés en interne à un poste de direction l’ont conservé 7 ans, tout comme ceux qui ont été recrutés à l’extérieur.

Les Suisses et les Suissesses sont restés 7 ans à un poste de direction, contre 5 ans, soit nettement moins longtemps, pour les personnes étrangères. Les deux années précédentes déjà, les Suisses et les Suissesses étaient restés plus longtemps à un poste de direction que les personnes étrangères.

Conseils d’administration

Durée moyenne de service des membres démissionnaires du CADans le CATaille de l'échantillon
Échantillonnage9 ans87
Hommes10 ans74
Femmes7 ans13
Membres de Suisse9 ans53
Étrangers 9 ans34

L’an dernier, 87 membres des conseils d’administration ont quitté cet organe. Ils ont occupé leurs fonctions pendant 9 ans en moyenne, soit 1 année de moins que ce qui a été enregistré l’année précédente. Les 13 femmes membres des conseils d’administration sont restées 7 ans en poste, et les 74 hommes dans le même cas 10 ans (contre 11 ans pour les deux groupes en 2019). L’année passée, les personnes suisses comme celles de nationalité étrangère sont restées 9 ans membres d’un conseil d’administration. Les deux années précédentes, les Suissesses et les Suisses étaient restés plus longtemps au conseil d’administration que les personnes de nationalité étrangère.

Public Sector

Cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons

Durée moyenne de service des membres démissionnaires du Conseil fédéral et Conseil d'ÉtatÉchantillonnageChancelier/chancelière fédéral-e/d'ÉtatSecrétaires généraux/généralesChefs/cheffes d'office
Taille de l'échantillon8 ans11 ans11 ans9 ans
Hommes8 ans24 ans11 ans9 ans
Femmes5 ans4.5 ans-7 ans

L’année passée, 102 cadres supérieur-e-s de la Confédération et des cantons ont quitté leurs fonctions. Pour 79 de ces personnes, les dates étaient déjà fixées à leur arrivée. En moyenne, les cadres supérieur-e-s sont restés 8 ans en poste, la même durée que ce qui a été enregistré l’année précédente. Les hommes sont restés 8 ans en poste et les femmes 5 ans. Dans tous les groupes, les hommes sont restés plus longtemps en poste que les femmes. Parmi les chanceliers et chancelières d’État, personne n’a quitté son poste. Les 10 secrétaires généraux/générales sont restés 11 ans en poste en moyenne. Les 61 chefs et cheffes d’office sont restés 9 ans en poste en moyenne, 9 ans pour les hommes et 7 ans pour les femmes.

5 Diversité des genres dans les entreprises et le secteur public

Ce chapitre s’attache à décrire la proportion de femmes dans les échantillons examinés du secteur public et du secteur privé, ainsi que la relève en vue de la diversité des genres dans les entreprises participantes. L’échantillon Gender-Diversity-Pipeline, pour lequel les 250 principales entreprises suisses ont été interrogées, et pour lequel 145 entreprises ont mis leurs données à disposition, est un échantillon différent de celui des 100 plus grands employeurs suisses qui est analysé depuis 2006. Les chiffres de l’échantillon Gender-Diversity-Pipeline sur la relève en vue de la diversité des genres sont recueillis tous les deux ans. Il n’y a pas de nouveaux chiffres pour le rapport de cette année; ceux de 2021 s’appliquent, ce chapitre ne donnera donc qu’un bref aperçu cette année.

Représentation des femmes en général

ÉchelonGender-Diversity-PipelinePublic Sector
Présidence du CA7%
Conseil d'administration/Conseil d'État et Conseil fédéral20%25%
CEO6%
Direction/cadres supérieur-e-s13%21%
Cadres des échelons supérieurs18%29%
Encadrement intermédiaire25%29%
Effectifs totaux36%45%

La proportion de femmes au conseil d’administration des 145 entreprises analysées s’élève à 20%, soit un point de pourcentage de plus par rapport au dernier relevé, en 2019. Elle s’élève à 7% pour les présidentes de CA (contre 3% en 2019). Les femmes représentent 36% de l’ensemble des effectifs opérationnels, elles sont 25% dans l’encadrement intermédiaire et 18% parmi les cadres des échelons supérieurs. Plus on monte dans la hiérarchie, plus on constate une nette et régulière diminution de la proportion de femmes d’un niveau à l’autre. Au niveau de la direction, cette proportion diminue encore plus fortement; dans les entreprises analysées, on arrive à 13% de femmes. À tous ces niveaux, depuis 2019 la proportion de femmes a enregistré une augmentation oscillant entre 1 et 3 points de pourcentage. On trouve 6% de femmes au niveau des CEO. Dans l’échantillon Public Sector, 16 cantons et la Confédération ont évalué la proportion de femmes aux échelons inférieurs à celui des cadres supérieur-e-s: il s’avère que le tableau est à peu près identique à celui des 145 entreprises de l’économie privée, mais avec des valeurs plus élevées. Les 26 cantons et l’administration fédérale ont procédé à cette analyse pour les cadres supérieur-e-s. Dans les cantons observés, les effectifs comptent avec 45% presque la moitié de femmes (47% en 2019), pour 29% (contre 28% en 2019) dans l’encadrement intermédiaire et 29% (22% en 2019) parmi les cadres des échelons supérieurs.

Gender-Diversity-Pipeline Private Sector

Gender-Diversity-Pipeline Public Sector

Ces graphiques montrent très bien les chiffres ci-dessus comme participant de la relève et illustrent que la proportion de femmes est nettement plus élevée aux niveaux inférieurs qu’aux niveaux des directions. La forme pyramidale est caractéristique de beaucoup d’entreprises participantes et des valeurs dans leur branche, même si des proportions de femmes très variables sont constatées au sein des branches.

6 Nationalités dans le secteur privé

L’internationalisation des entreprises a aussi une influence sur les organes directeurs. On ne recherche plus aujourd’hui les meilleurs managers de Suisse, mais les meilleurs cerveaux du monde. L’anglais devient d’ailleurs de plus en plus souvent la langue des groupes. Cette évolution mérite un examen particulier. Nous avons renoncé à analyser les nationalités dans l’administration publique, car l’échantillon secteur public ne compte quasiment que des Suisses et des Suissesses. Une enquête sur la proportion des étrangers n’aurait donc pas d’intérêt.

6.1 Direction

Présentation des membres des directions étrangers

PrésentationÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises119
Nombre total de membres de la direction895100%139100%
Proportion d'étrangères39744%6950%
Proportion d'étrangères397100%69100%
Proportion de femmes7920%2739%
Proportion d'hommes31880%4261%
Proportion de CEO119100%11100%
Proportion d'étrangères4538%764%
Proportion de membres des directions d'entreprises du SMI183100%29100%
Proportion d'étrangères13574%2379%

La proportion de personnes étrangères dans les directions a augmenté de façon continue de 9 points de pourcentage entre 2006 et 2011, passant de 36% à 45%. Depuis lors, elle semble s’être stabilisée à ce niveau et se situe actuellement à 44%. Alors que les personnes étrangères représentaient 60% des nouveaux membres en 2016 et 64% en 2017, ce taux n’était que de 38% en 2018 et 54% à nouveau en 2019. L’année précédente, la proportion de personnes étrangères parmi les nouveaux membres était 40%, contre 50% actuellement. Au sein des directions, les départs de personnes étrangères étaint légèrement plus nombreux que les arriveés, ce qui explique pourquoi la proportion de personnes étrangères a légèrement diminué dans l’échantillonnage.

Après avoir stagné à 63% entre 2016 et 2018, la proportion de personnes étrangères au sein des directions des entreprises du SMI est passée à 65% en 2019 et à 67% en 2020. Depuis, cette valeur reste stable, à 74%. Ces chiffres sont donc clairement supérieurs à ceux de l’échantillonnage (44%), avec une différence de 30 points de pourcentage.

Parmi les CEO, la proportion d’étrangers a augmenté de 4 points de pourcentage et se situe maintenant à 38% (34% en 2021). En pourcentage, 20% des étrangers sont des femmes, soit plus que dans l’échantillonnage (17%). Parmi les nouveaux CEO de nationalité étrangère, la proportion de femmes (39%) est aussi plus que dans l’échantillonnage (36%). En 2021, ce chiffre était plus faible, à 27%.

Dans 14 des entreprises examinées (soit 12%), aucun Suisse ne siège à la direction, tandis que les membres des directions de 22 entreprises sur les 119 étudiées (19%) sont exclusivement suisses. L’année précédente, ce chiffre s’élevait à 23%. Ces deux valeurs sont faibles, ce qui signifie que les organes directeurs des entreprises ont un bilan mitigé en termes de nationalités.

Nationalité des membres étrangers au sein des directions

Les membres des directions qui viennent de l’étranger restent majoritairement des Allemands (112 sur 397, soit 28%). Les 99 Anglo-Saxons (USA, GB, AUS, CAN, IRL) représentent 25% (24% en 2021) des membres des directions qui sont de nationalité étrangère. Les 69 membres des directions de nationalité étrangère nouvellement nommés viennent en majorité de pays Anglo-Saxons et d’Allemagne. On constate que la proportion d’Allemands, qui représentent 23%, soit 16 personnes (contre 17% en 2021) est de nouveau hausse par rapport à l’année précédente. C’est l’inverse pour les Anglo-Saxons, qui sont 19 et représentent 28% (contre 25% en 2021).

6.2 Conseil d’administration

Présentation des membres étrangers des CA

PrésentationÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises92
Nombre total de membres de CA837100%84100%
Proportion d'étrangers30336%3542%
Proportion d'étrangers303100%35100%
Proportion de femmes9632%1543%
Proportion d'hommes20768%2057%
Proportion concernant les présidents de CA92100%5100%
Proportion d'étrangers2022%240%
Proportion de membres des CA d'entreprises du SMI215100%19100%
Proportion d'étrangers13261%1158%

La proportion de personnes de nationalité étrangère dans les conseils d’administration est la même que celle de l’année précédente et se situe 8 points de pourcentage en dessous de la valeur enregistrée dans ce domaine pour les directions (44%). Il y a plus de personnes de nationalité étrangère que l’an dernier parmi les présidentes et présidents des conseils d’administration (22%, soit 1 point de pourcentage en plus). La proportion de personnes de nationalité étrangère parmi les CEO a augmenté de 34 à 38%. Si l’on regarde la proportion de femmes, on constate que parmi les membres étrangers des conseils d’administration, elle est supérieure au pourcentage de l’échantillonnage (32% contre 26%) et qu’elle augmente régulièrement depuis le début de l’enquête. Parmi les étrangers nouvellement arrivés, la proportion de femmes est nettement supérieure à celle de l’échantillonnage (43% contre 32%). La proportion de membres étrangers de conseils d’administration dans les entreprises du SMI est supérieure de 25 points de pourcentage à celle constatée pour l’ensemble des membres des conseils d’administration (61% contre 36%).

Dans 3 des entreprises examinées (soit 4%), aucun Suisse ne siège au conseil d’administration, tandis que les membres des conseils d’administration de 21 entreprises sur les 92 étudiées (soit 23%) sont exclusivement suisses.

Nationalité des membres étrangers des CA

Parmi les 303 membres étrangers des CA, les Allemands dominent encore: ils sont 76, soit 25%. Les personnes originaires des États-Unis viennent ensuite (17%, 50 personnes), suivent celles de nationalité britannique (9%, 27 personnes) et autrichienne (5%, 16 personnes). Les 94 Anglo-Saxons (USA, GB, CAN, AUS, IRL) représentent 29% des membres étrangers des CA. Si l’on considère l’ensemble des pays germanophones, 31% (93 personnes) des membres étrangers des CA viennent d’Allemagne, d’Autriche et de la principauté de Liechtenstein. Au niveau des directions, les Allemands sont deux fois plus nombreux que les Américains. Ce n’est pas la même chose parmi les membres des conseils d’administration: les Allemands restent en tête, mais avec 8 points de pourcentage plus de membres des CA de plus que les Américains des États-Unis.

Il est intéressant d’observer, par rapport à l’an dernier, le changement de composition des 35 membres étrangers des conseils d’administration nouvellement arrivés. En 2018, les Allemands venaient clairement avant les Américains (31% contre 18%) et les Britanniques (8%). Au total, les Anglo-Saxons (USA, GB, CAN, IRL) représentaient 31% (12) des membres étrangers nouvellement nommés dans les conseils d’administration, contre 33% (13) venant d’Allemagne et d’Autriche. En 2019, les Allemands se situaient au second rang, avec 14% (7) de membres étrangers nouvellement nommés dans les conseils d’administration, derrière les États-Unis (18%, 9) et devant les Britanniques (10%, 5). Les Anglo-Saxons ont ainsi fourni 36% de membres étrangers nouvellement nommés dans les conseils d’administration, soit plus que l’Allemagne et l’Autriche avec 16%. L’année précédente, les Allemands ont occupenté à nouveau la deuxième place parmi les nouveaux membres du conseil d’administration avec 10% (3), derrière les États-Unis avec 39% (12), mais devant les autres Anglo-Saxons (Britanniques et Canadiens), les Néerlandais et les Espagnols avec 6% chacun (2). Actuellement, la nationalité allemande est de nouveau au premier rang devant l’américaine (20%, 7 personnes contre 14%, 5 personnes) et la britannique. Les pays Anglo-Saxon (USA, GB, CAN, IRL) comptent nettement moins (26%, 9) des membres étrangers dans les conseils d’administration que l’Allemagne et l’Autriche (24% pour le deux pays réunis).

6.3 Femmes

Présentation

DirectionConseil d'administration
ÉchantillonnageNouveauxÉchantillonnageNouveaux
Nombre total de membre femmes148100%50100%218100%31100%
Proportion de femmes suisses6846%2346%12156%1548%
Proportion d'étrangères8054%2754%9744%1652%
Proportion totale de CEO femmes/de présidentes de CA9100%4100%6100%--
Proportion de femmes suisses667%250%583%--
Proportion d'étrangères333%250%117%--
Nombre total de membres femmes dans les entreprises du SMI36100%13100%63100%8100%
Proportion de femmes suisses514%215%1930%337.5%
Proportion d'étrangères3186%1185%4470%562.5%
Total de CEO femmes/présidentes de CA dans les entreprises du SMI----1100%1100%
Proportino de femmes suisses----1100%1100%
Proportion d'étrangères--------

Parmi les membres féminins des directions, on trouve à nouveau moins de femmes suisses (46%) que l’année dernière (48%). Avec 56%, les femmes suisses sont également moins nombreuses que l’année dernière (58%) dans les conseils d’administration, bien que ce chiffre se soit stabilisé à 60% au cours des cinq dernières années. La proportion de femmes étrangères dans la direction et les conseils d’administration n’a cessé d’augmenter sur toute la période de l’enquête, ce qui suggère que l’image de soi des femmes faisant carrière est plus élevée à l’étranger qu’en Suisse. La Suisse a un retard à rattraper dans ce domaine, que ce soit dans la société, dans les milieux politiques ou dans les entreprises.

Nationalité des étrangères membres des directions

Parmi les femmes étrangères, les Américaines des États-Unis constituent le groupe le plus important, avec une proportion de 22%, soit 18 femmes membres des directions ayant un passeport américain (contre 22% en 2021). Les Allemands (16 femmes) suivent à la deuxième place, représentant 20% des managers (contre 21% en 2021), suivies des Françaises (18,5%, 15 personnes, contre 17% en 2021), puis des ressortissantes de Grande-Bretagne et d’Italie (7%, 6 personnes pour chacun de ces deux pays), des Autrichiennes et des Suédoises (4%, 3 personnes pour chacun de ces deux pays), enfin des Belges et des Danoises (3%, 2 personnes pour chacun de ces deux pays). Parmi les 50 femmes nouvellement nommées dans les directions se trouvent 7 Françaises et 7 Américaines (14% pour chacun de ces deux pays), et 3 femmes venant d’Allemagne et 3 de Grande-Bretagne (6% pour chacun de ces deux pays). Pour ce qui est des 13 femmes nouvellement membres des directions d’entreprises du SMI, deux d’entre elles ont un passeport suisse (soit 14% contre 20% en 2021), tandis que les 11 femmes managers de nationalité étrangère viennent des États-Unis (4), de France (2), de Grande-Bretagne (2), d’Allemagne (1), d’Italie (1) et de Suède (1).

Nationalité des étrangères dans les CA

Les conseils d’administration comptent 56% de Suissesses. L’année dernière elles représentaient 58% et 60% l’année d’avant. Si l’on ne considère que les 97 femmes étrangères membres des CA, les Anglo-Saxonnes représentent 37% (36 personnes), parmi lesquelles plus de la moitié (22%, 21 personnes) possèdent un passeport américain des États-Unis. Parmi les femmes membres des conseils d’administration, les Allemandes représentent 21% (20 femmes), les Anglaises 11% (11 femmes), les Françaises 5% (5 femmes), les Canadiennes et les Autrichiennes 4% pour chaque pays (4 femmes pour chaque nationalité), les Chinoises, les Suédoises, les Singapouriennes et les Sud-Africaines 3% dans chaque pays (3 femmes pour chaque nationalité).Quatre autres pays comptent deux femmes membres conseils d’administration (2%) et 10 pays en comptent une seule (1%). Si l’on exclut les entreprises du SMI pour cette enquête, il s’avère que la proportion de Suissesses est de 66% (102 femmes) parmi les 154 femmes membres des conseils d’administration. Cela s’explique, étant donné que sur les 97 femmes étrangères membres des CA, 45% (44 personnes) exercent des fonctions dans des entreprises du SMI. Les entreprises cotées au SMI sont donc clairement responsables du mélange de nationalités dans la proportion de femmes siégeant aux conseils d’administration.

7 Étude de sous-groupes particulièrement intéressants

Les nombreux résultats de l’enquête permettant de composer les échantillons Private Sector et Gender-Diversity-Pipeline servent de base aux observations séparées ci-après, de sous-groupes et de branches particulièrement intéressants, ainsi qu’à une comparaison avec l’échantillonnage. Les analyses doivent constituer un point de départ pour mieux comprendre les évolutions et les tendances en Suisse.

7.1 CEO et présidents des conseils d’administration

Il convient d’accorder une attention particulière aux CEO et aux présidents des conseils d’administration. Les données les concernant ont été considérées séparément de l’ensemble de l’enquête, car elles montrent la configuration au sommet des entreprises.

Présentation des CEO et des présidents des conseils d’administration

CEO

Présentation des CEOÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises119
Total des CEO119100%16100%
Proportion de femmes98%425%
Proportion d'hommes11092%1275%
Proportion de Suisses7563%850%
Proportion d'étrangers4437%850%
Proportion de nouveaux membres1613%
Proportion concernant les CEO d'entreprises du SMI21100%4100%
Proportion de femmes----
Proportion d'hommes21100%4100%
Proportion de Suisses943%250%
Proportion d'étrangers1257%250%
Proportion de nouveaux membres414%

Pour cette année d’enquête, au total 16 CEO ont pris leurs nouvelles fonctions, soit une proportion de 13%. Parmi les 119 CEO, les hommes sont clairement majoritaires.On observe cependant une nette progression cette année, avec 4 CEO femmes en plus, soit 9 actuellement. Ces 9 CEO femmes sont Désirée Baer (SBB Cargo), Philomena Colatrella (CSS Versicherung), Pia Fach (SV Schweiz AG), Sabine Keller-Busse (UBS Switzerland AG), Magdalena Martullo-Blocher (EMS-Chemie Holding AG), Michèle Rodoni (Die Mobiliar), Sabrina Soussan (dormakaba Holding AG), Aglaë Strachwitz (McDonald’s Schweiz) et Suzanne Thoma (BKW Energie AG). Mais Sabrina Soussan a déjà quitté la société dormakaba Holding AG.

La proportion d’étrangers parmi les CEO est nettement inférieure à ce qui est enregistré dans l’échantillonnage des membres des directions (37% contre 44%). Les CEO des entreprises du SMI ont une image un peu plus internationale: 57% d’entre eux disposent d’un passeport étranger (contre 48% en 2021).

Présidents des conseils d’administration

Présentation des présidents des CAÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises92
Total des présidents des CA92100%12100%
Proportion de femmes67%18%
Proportion d'hommes8693%1192%
Proportion de Suisses7278%1192%
Proportion d'étrangers2022%18%
Proportion de nouveaux membres1213%
Proportions concernant les présidents des CA d'entreprises du SMI20100%1100%
Proportion de femmes15%--
Proportion d'hommes1995%1100%
Proportion de Suisses1155%1100%
Proportion d'étrangers945%--
Proportion de nouveaux membres210%

On compte 6 femmes présidentes de conseil d’administration, à savoir Wendy Becker (Logitech International SA), Daniela Bosshardt-Hengartner (Galenica AG), Nayla Hayek (The Swatch Group Ltd.), Ursula Nold (Migros-Genossenschafts-Bund), Monika Ribar (SBB Schweizerische Bundesbahnen) et Doris Russi Schurter (Helvetia Gruppe). La proportion de femmes à la présidence des conseils d’administration se maintient à 7%.

Les présidents des conseils d’administration comptent une proportion relativement faible d’étrangers (22%). Parmi les présidents de conseils d’administration nouvellement nommés, on en compte également 8% qui sont de nationalité étrangère (contre 9% en 2021). 13% (12) des présidences de conseil d’administration ont été renouvelées.

Nationalité des CEO et des présidents des conseils d’administration

Nationalité des CEO étrangers

75 (63%) des 119 CEO ont un passeport suisse. Comme dans les directions, les 19 Allemands (16%) constituent le groupe d’étrangers le plus important. Les 6 CEO américains, venant des États-Unis (5%) arrivent en deuxième place. Les CEO français sont 4 (3%) et arrivent au troisième rang. Suivent les Pays-Bas et l’Afrique du Sud, avec 3 personnes chacun. Enfin arrivent la Belgique et l’Autriche, avec 2 personnes (2% pour chaque pays). Parmi les 16 CEO nouvellement nommés, 8 sont des Suisses (50%), alors que l’an dernier ils étaient 75%. Ont aussi été nommées 4 personnes allemandes, 2 sud-africaines, 1 française et 1 néerlandaise.

Nationalité des présidents étrangers de CA

En pourcentage, il y a plus de présidents de conseils d’administration que de CEO qui sont suisses. Alors que 75 (63%) des 119 CEO sont suisses, sur les 92 présidents des conseils d’administration, 72 (78%) ont un passeport suisse. Les 7 Allemands représentent le groupe d’étrangers le plus important, soit 35% des présidents étrangers de CA. Suivent les Américains des États-Unis et les Belges, avec pour chaque nationalité 2 présidents de conseil d’administration (10%). Les présidents étrangers des conseils d’administration se répartissent entre 11 nations, à savoir que la plupart des pays ne sont représentés qu’une seule fois. La configuration était la même les années passées.

Expérience des CEO et des présidents des conseils d’administration

CEO

Expérience des CEOÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon119100 11100%
CEO nommés en interne7966%436%
CEO venus de l'extérieur4034%764%

66% (2021 67%) des CEO travaillaient déjà dans l’entreprise avant leur nomination et ont donc été nommés en interne. Ce pourcentage est plus moins pour les CEO nouvellement nommés 36% (contre 44% en 2021).

Expérience moyenne des CEOComme CEODans la direction actuelleDans l'entreprise
Échantillonnage5 ans
CEO nommés en interne5 ans13 ans23 ans
CEO sélectionnés à l'extérieur4 ans

En moyenne, les CEO sont en poste depuis 5 ans. Ceux qui ont été nommés en interne travaillaient en moyenne depuis 23 ans dans l’entreprise, ils ont été nommés à la direction au bout de 13 ans, puis au bout de 5 ans ont obtenu un poste au sommet.

Présidents des CA

Expérience des présidents de CAÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon92100%12100%
Présidents des CA nommés en interne6874%975%
Présidents des CA venant de l'extérieur2426%325%
Siégeant déjà au sein du même CA5064%868%
Précédemment CEO dans l'entreprise2026%18%
Précédemment membre de la direction dans l'entreprise810%18%

74% (2021 75%) des présidents des conseils d’administration étaient déjà opérationnels dans l’entreprise, ou membres du conseil d’administration quand la présidence leur a été confiée. Seulement 26% (2021 25%) des présidents ont pris leurs fonctions en venant de l’extérieur. 64% (contre 62% en 2021) siégeaient déjà au conseil d’administration, 26% (contre 26% en 2021) occupaient préalablement un poste de CEO, et/ou 10% (2021 12%) étaient à la direction. Parmi les présidents nouvellement nommés, 68% (contre 58% en 2021) étaient déjà membres du CA, et 8% (contre 20% en 2020) occupaient auparavant le poste de CEO dans l’entreprise.

Expérience moyenne des présidents des CAEn tant que président de CAAu CA actuelDans l'entreprise
Échantillonnage7 ans
Siégeant déjà au sein du même CA8 ans12 ans21 ans
Président de CA sélectionné à l'extérieur5 ans

En moyenne cela fait 7 ans que les présidents sont en poste, et les présidents nommés en interne depuis un peu plus longtemps, à savoir 8 ans. Les présidents qui siégeaient déjà au conseil d’administration avant sont actifs depuis 12 ans au sein du CA actuel, et les présidents qui occupaient des fonctions opérationnelles auparavant travaillent depuis 21 ans dans l’entreprise. Les présidents de conseil d’administration venant de l’extérieur sont en poste depuis 5 ans.

Âge des CEO et présidents des CA

CEO

Âge moyen des CEOÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon11716
Échantillonnage55 ans54 ans
Hommes55 ans54 ans
Femmes54 ans54 ans
Membres de Suisse55 ans53 ans
Étrangers56 ans55 ans
SMI56 ans56 ans

L’âge moyen des CEO est de 55 ans, soit le même que l’année précédente. Depuis 2012, il a cependant augmenté de 3 ans. Les CEO ont une moyenne d’âge d’un an supérieure à celle des membres des directions. L’âge moyen des nouveaux CEO est supérieur d’un an (54 ans) à ce qui a été enregistré l’année précédente. Les CEO femmes ont en moyenne 54 ans, soit 1 an de moins que leurs collègues hommes (55 ans).

Présidents des CA

Âge moyen des présidents de CAÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon8711
Échantillonnage63 ans60 ans
Hommes63 ans60 ans
Femmes59 ans54 ans
Membres de Suisse63 ans60 ans
Étrangers63 ans54 ans
SMI65 ans65 ans

Les présidents des conseils d’administration ont en moyenne 63 ans, soit 4 ans de plus que les membres du conseil d’administration (59 ans).L’âge moyen des personnes à la présidence a augmenté par rapport à l’année précédente (62 ans) et est donc supérieur à celui enregistré au début de l’enquête en 2010. Les présidents des conseils d’administration nouvellement nommés ont 60 ans. Ils ont en outre 3 ans de plus que les nouveaux membres des conseils d’administration (âge moyen 55 ans). Les présidentes des conseils d’administration ont en moyenne 60 ans, soit 6 ans de plus que les membres féminins du conseil d’administration (54 ans).

Durée d’occupation des fonctions des CEO et présidents des CA ayant quitté leurs fonctions

CEO

Durée moyenne de séjour des présidents de la direction démissionnairesCEOCEO venus de l'extérieurCEO nommés en interneDans la direction jusqu'à l'appel
Taille de l'échantillon18711
Échantillonnage8 ans8 ans10 ans5 ans
Hommes8 ans9 ans10 ans5 ans
Femmes----
Membres de Suisse5 ans6 ans10 ans3 ans
Étrangers 7 ans9 ans-6 ans

L’année dernière, 18 CEO ont quitté leurs fonctions. Ils ont occupé ces fonctions pendant 8 ans en moyenne, soit 2 ans de moins que ce qui a été enregistré l’année précédente. Cette année, aucune femme CEO n’a quitté ses fonctions. L’année précédente, les CEO hommes étaient restés 6 ans en poste. Les CEO suisses qui ont quitté leurs fonctions l’an dernier, sont restés 7 ans en poste, contre 5 ans pour les CEO étrangers. Contrairement aux deux années précédentes, les CEO suisses sont restés une année de moins en poste que les CEO étrangers. Les CEO nommés à ce poste en interne ont occupé ces fonctions pendant 10 ans, soit plus longtemps que les CEO recrutés à l’extérieur (8 ans).

Présidents des CA

Durée moyenne de séjour des présidents de CA démissionnairesPrésident de CADans la CA
Taille de l'échantillon14
Échantillonnage7 ans11 ans
Hommes7 ans11 ans
Femmes--
Membres de Suisse8 ans11 ans
Étrangers5 ans11 ans

L’année dernière, 14 présidents de conseils d’administration ont quitté leurs fonctions. Ils ont occupé ces fonctions pendant 7 ans en moyenne, soit 1 ans de moins que ce qui a été enregistré l’année précédente. Les présidents ayant quitté leurs fonctions sont tous, sans exception, des hommes. Ils ont travaillé pendant 11 ans comme membre du conseil d’administration dans son ensemble, contre 10 l’année précédente. Les présidents étrangers ayant quitté leurs fonctions l’année passée sont restés 5 ans en poste, et avaient au total passé 11 ans au conseil d’administration dans son ensemble, car ils venaient tous de l’extérieur. Les présidents suisses ont exercé leurs fonctions pendant 8 ans, et sont restés 11 ans au conseil d’administration dans son ensemble.

7.2 Entreprises du SMI

En tant qu’indice des valeurs vedettes, le SMI est l’indice d’actions le plus important de Suisse et comprend les 20 principaux titres du SPI. Il couvre environ 85% de la capitalisation totale du marché suisse des actions. Les entreprises du SMI sont pionnières en matière de mondialisation, mais aussi sur d’autres questions. Une enquête sur les entreprises du SMI en tant que véritable sous-groupe s’impose donc, car cela permet de déduire les principales tendances d’évolution des organes directeurs suisses.

Composition des directions des entreprises du SMI

Composition des directions des entreprises du SMIÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises20
Nombre total de membres de la direction183100%29100%
Proportion de femmes3519%1345%
Proportion d'hommes14881%1655%
Proportion de Suisses4826%621%
Proportion d'étrangers13574%2379%
Proportion de nouveaux membres2916%
Proportions concernant les CEO d'entreprises du SMI21100%3100%
Proportion de Suisses943%133%
Proportion d'étrangers1257%267%
Proportion de nouveaux membres314%

Dans les entreprises du SMI la proportion de femmes au sein des directions a évolué dans le bon sens pendant 9 ans, gagnant 10 points de pourcentage, et passant de 3% en 2006 à 8% pour la première fois en 2013. Après être tombée à 6% en 2014 et avoir stagné pendant deux ans, elle est remontée depuis 2017 et a atteint 10% en 2019. L’année précédente, la proportion de femmes a augmenté à 14%. Actuellement, les entreprises du SMI remplissent 45% (contre 2021 en 28%) des postes de direction vacants avec des femmes, ce qui porte la proportion de femmes dans les directions à 19%, soit 2 point de plus que dans l’échantillonnage (17%).

Alors que la proportion de personnes étrangères au sein des directions des entreprises du SMI atteignait sa plus forte valeur en 2013, avec 68%, elle est retombée à 65% en 2014, s’est stabilisée à 63% et a augmenté en 2019 à 65%.En 2020 et en 2021, les entreprises du SMI ont enregistré une légère hausse, passant à 67%, et atteignent cette année le pourcentage le plus élevé jamais observé, à savoir 74% – un peu moins des trois quarts des membres des directions des entreprises du SMI n’ont pas de passeport suisse. La composition des organes directeurs des entreprises du SMI est donc nettement plus internationale que ce que l’on observe dans l’échantillonnage (44%). L’évolution constatée parmi les CEO des entreprises du SMI est intéressante: il y a 6 ans, la proportion de personnes étrangères s’élevait à 71 %; elle est tombée à 55 %, il y a 5 ans, puis à 45 % il y a trois ans. Actuellement, la part des personnes étrangères parmi les CEO des entreprises du SMI est de 57 %.

Composition des conseils d’administration des entreprises du SMI

Composition des CA des entreprises du SMIÉchantillonnageNouveaux
Nombre d'entreprises20
Nombre total de membres de CA215100%20100%
Proportion de femmes6430%945%
Proportion d'hommes15170%1155%
Proportion de Suisses8339%840%
Proportion d'étrangers13261%1260%
Proportion de nouveaux membres209%
Proportions concernant les présidents des CA d'entreprises du SMI20100%3100%
Proportion de Suisses1155%267%
Proportion d'étrangers945%133%
Proportion de nouveaux membres315%

Parmi les échantillons analysés, ce sont les conseils d’administration des entreprises du SMI qui affichent la plus forte proportion de femmes, avec 30%. Cette valeur a augmenté de 3 points de pourcentage depuis l’année dernière, grâce à une proportion de femmes de 45% parmi les membres de conseils d’administration d’entreprises du SMI nouvellement nommés. Par rapport aux deux années précédentes, la proportion des personnes étrangères parmi les membres des conseils d’administration des entreprises du SMI reste constant, à 61%. La proportion de personnes étrangères parmi les nouveaux membres des conseils d’administration des entreprises du SMI est actuellement de 60%, soit la même que l’année précédente. Sur les 20 présidents des conseils d’administration des entreprises du SMI, 11 ont un passeport suisse, soit 55%.

Nationalité des membres des organes directeurs des entreprises du SMI

Directions

54 personnes (40%) parmi les 135 membres des directions des entreprises du SMI qui sont de nationalité étrangère viennent de pays Anglo-Saxons (USA, GB, AUS, CAN). L’Allemagne vient en deuxième position, avec 22 personnes (16%), après les États-Unis (25%, 34 personnes) et avant la Grande-Bretagne (12%, 16 personnes). La France arrive en quatrième, avec 10% (13 personnes). On observe un schéma légèrement différent pour les membres des directions des entreprises du SMI qui viennent d’être nommés. 21% des membres étrangers nouvellement nommés dans les directions des entreprises du SMI viennent de Grande-Bretagne et des États-Unis (6 personnes pour chaque pays). On compte ensuite 2 personnes venant d’Allemagne, 2 de France et 2 d’Autriche (7% pour chaque nationalité) parmi les nouveaux membres. La comparaison entre l’échantillonnage et les entreprises du SMI montre que les managers allemands des entreprises du SMI jouent un rôle secondaire, alors qu’ils sont prédominants parmi les étrangers de l’échantillonnage.

Conseils d’administration

La composition des conseils d’administration des entreprises du SMI est similaire. Là encore, parmi les 133 étrangers, les 54 Anglo-Saxons (USA, GB, CAN, AUS) dominent, avec 40%, les 33 Américains des États-Unis représentant le groupe le plus important (25%). Les 20 Allemands arrivent en deuxième position (15%) et les 14 Britanniques en troisième (11%), suivis de près par 8 Français (6%). Parmi les 11 membres des conseils d’administration des entreprises du SMI qui sont de nationalité étrangère et viennent d’arriver en poste, les 5 personnes Anglo-Saxonnes (3 des États-Unis, 2 de Grande-Bretagne) sont les plus nombreuses (27% et 18%). 6 autres nationalités sont représentées, avec 1 membre nouvellement nommé à chaque fois (9%). Alors que dans les entreprises du SMI, les États-Unis fournissent nettement plus de membres de CA que l’Allemagne, l’échantillonnage compte plus de membres de CA allemands (76) qu’américains (50).

Domaines de compétences des membres des directions des entreprises du SMI

Concernant les membres des directions, la distinction est faite entre les fonctions d’affaires et les fonctions de service. On entend par fonction d’affaires tous les postes ayant un lien avec le chiffre d’affaires de l’entreprise, et les fonctions faisant partie de son activité principale, comme les responsabilités commerciales et marketing, la R&D et la production. Sont regroupés sous les fonctions de service tous les postes qui ont un rôle de soutien dans l’entreprise, mais aucune incidence directe sur la stimulation du chiffre d’affaires (les ressources humaines et la communication par exemple).

Domaines de compétences des membres des directions des entreprises du SMIDomaines de compétences des nouveaux membres des directions des entreprises du SMI
Fonctions d'affairesFonctions de serviceFonctions d'affairesFonctions de service
Échantillonnage12669%5731%1759%1241%
Hommes11377%3423%1169%531%
Femmes1336%2364%646%754%

69% des membres des directions des entreprises du SMI assument des fonctions d’affaires, et 59% des nouvelles recrues ont un rôle dans ce domaine. Ces deux valeurs sont inférieures à celles de l’échantillonnage (72% et 66%). Parmi les femmes, 36% assument des fonctions d’affaires, 46% des nouvelles arrivantes ont un rôle dans ce domaine.

Expérience des membres des organes directeurs des entreprises du SMI

Directions

Expérience des membres des directions des entreprises du SMIÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon183100%29100%
Travaillant précédemment dans l'entreprise11663%1966%
Déjà membres d'une autre direction3419%414%
Travaillant déjà dans l'entreprise, et déjà membres d'une autre direction105%--
Aucune expérience dans l'entreprise ni dans une autre direction2313%621%

63% des membres des directions du SMI occupaient déjà des fonctions au sein de la direction de la même entreprise avant leur nomination. 19% avaient auparavant l’expérience d’une autre direction, 13% n’avaient aucune expérience pertinente dans l’entreprise elle-même ni dans une autre direction. Parmi les membres des directions des entreprises du SMI nouvellement nommés, 21% (contre 17% en 2021) n’avaient aucune expérience significative dans l’entreprise elle-même ni au sein d’une autre direction.

Expérience moyenne des membres des directions des entreprises du SMIDans la direction actuelleDans l'entrepriseDans l'entreprise avant d'entrer à la direction
Échantillonnage5 ans
Travaillant précédemment dans l'entreprise5 ans18 ans13 ans
Travaillant déjà dans l'entreprise, et déjà membres d'une autre direction4 ans15 ans11 ans
Déjà membres d'une autre direction4 ans
Aucune expérience dans l'entreprise ni dans une autre direction3 ans

Si l’on regarde l’ancienneté dans l’entreprise, il s’avère que les managers des entreprises du SMI promus en interne ont dû occuper des fonctions dans l’entreprise pendant plus longtemps, à savoir en moyenne 13 ans, avant de pouvoir entrer à la direction, que les personnes de l’échantillonnage, qui étaient nommées au bout de 12 ans. L’expérience dans l’entreprise, à l’actif des membres des directions des entreprises du SMI, s’élève en moyenne à 18 ans, contre 17 dans l’échantillonnage. Les membres des directions des entreprises du SMI qui avaient, avant d’arriver dans l’entreprise, une expérience de la direction acquise à l’extérieur, ne serait-ce que dans une PME, évoluent au bout de 4 ans vers un organe directeur, comme ce qu’on observe dans l’échantillonnage.

Conseils d’administration

Expérience moyenne des membres des CA des entreprises du SMIAu CA actuelDans l'entrepriseDans l'entreprise avant d'entrer au CA
Échantillonnage5 ans
Travaillant précédemment dans l'entreprise5 ans21 ans13 ans

Les membres des conseils d’administration des entreprises du SMI nommés en interne sont en poste depuis 21 ans dans l’entreprise et ont été nommés au conseil d’administration au bout de 13 ans. En moyenne, les membres des CA des entreprises du SMI sont en poste depuis 5 ans, ce qui correspond à l’ancienneté enregistrée dans l’échantillonnage.

Expérience des membres des CA des entreprises du SMIÉchantillonnageNouveaux
Travaillant précédemment dans l'entreprise2512%210%
Précédemment CEO dans l'entreprise832%150%
Précédemment membre de la direction dans l'entreprise7282%--
Précédemment membre de la direction et CEO dans l'entreprise14%--
Ni membre de la direction, ni CEO dans l'entreprise avant936%150%

Actuellement, 215 membres de conseils d’administration d’entreprises du SMI ont été observés. Parmi eux, 12% travaillaient déjà dans l’entreprise avant de rejoindre le conseil d’administration. 32% occupaient les fonctions de CEO, 32% faisaient partie de la direction et 4% avaient les deux fonctions. Parmi les 215 membres des conseils d’administration des entreprises du SMI, 12% étaient précédemment membres de la direction d’une autre entreprise analysée dans le cadre du schillingreport avant d’être nommés au conseil d’administration actuel. 10 personnes font en même temps partie de deux conseils d’administration d’entreprises du SMI et occupent au total 20 sièges de CA d’entreprises du SMI. 11 membres des directions des entreprises du SMI ont chacun un mandat au sein du conseil d’administration d’une autre entreprise du SMI.

Âge des membres des organes directeurs des entreprises du SMI

Directions

Âge moyen des membres des direction du SMIÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon16629
Échantillonnage54 ans51 ans
Hommes54 ans52 ans
Femmes52 ans50 ans
Membres de Suisse54 ans54 ans
Étrangers54 ans51 ans
CEO56 ans54 ans

L’âge moyen des membres des directions des entreprises du SMI est de 54 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau de 51 ans. Les membres des directions des entreprises du SMI ont le même âge que ce qui a été enregistré l’année précédente, mais ont 4 ans de plus que ce qui a été constaté au début de l’enquête, en 2006 (50 ans). Les nouveaux membres des directions des entreprises du SMI ont le même âge que ce qui a été enregistré l’année précédente (51 ans). En 2006 on enregistrait pour ces personnes un âge moyen de 47 ans. Les femmes membres des directions des entreprises du SMI ont en moyenne 52 ans, soit 2 ans de moins que leurs collègues hommes (54 ans). Les femmes nouvellement membres des directions des entreprises du SMI ont également 50 ans en moyenne. Les hommes nouvellement membres des directions des entreprises du SMI ont ont 2 ans de plus (52 ans). Les membres suisses des directions des entreprises du SMI ont en moyenne 54 ans, comme leurs homologues de nationalité étrangère. L’âge moyen des CEO des entreprises du SMI est de 56 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau de 54 ans en moyenne.

Conseils d’administration

Âge moyen des membres de CA de SMIÉchantillonnageNouveaux
Taille de l'échantillon20117
Échantillonnage61 ans59 ans
Hommes62 ans61 ans
Femmes58 ans57 ans
Membres de Suisse60 ans59 ans
Étrangers61 ans59 ans
Président de CA65 ans57 ans

L’âge moyen des membres des conseils d’administration des entreprises du SMI est de 61 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau de 59 ans. Les membres des conseils d’administration des entreprises du SMI ont le même âge que ce qui a été enregistré l’année précédente, ou au début de l’enquête, en 2010. Les membres des conseils d’administration des entreprises du SMI nouvellement arrivés avaient 2 ans de moins l’année précédente (57 ans). Les femmes membres des conseils d’administration des entreprises du SMI ont en moyenne 58 ans, soit 4 ans de moins que leurs homologues hommes (62 ans). Les femmes nouvellement nommées aux conseils d’administration ont en moyenne 57 ans, soit 4 ans de moins que leurs homologues hommes (61 ans). Les membres suisses des directions des entreprises du SMI ont en moyenne 60 ans, et leurs homologues de nationalité étrangère un an de plus (61 ans). L’âge moyen des présidents des conseils d’administration des entreprises du SMI est de 65 ans, et celui des personnes nouvellement arrivées à ce niveau de 57 ans.

Interviews

Désirée Baer

«Il est important d’avoir une conception moderne de l’encadrement: des objectifs ayant du sens, une mise en œuvre responsable et un dialogue d’égal à égal»

Désirée Baer
(schillingreport 2022)

Juan Beer

«Nous associons étroitement le personnel à la configuration d’un environnement professionnel tourné vers l’avenir»

Juan Beer
(schillingreport 2022)

Christoph Brand

«Un plan de carrière trop rigide empêche de voir les opportunités inattendues»

Christoph Brand
(schillingreport 2022)

Elisabeth Heer Dietrich

«En 2020, dans le canton de Bâle-Campagne, 50 % des postes de cadres nouvellement pourvus ont été attribués à des femmes»

Elisabeth Heer Dietrich
(schillingreport 2022)

Urs Ryffel

«Les portes d’une carrière professionnelle réussie dans l’industrie sont grandes ouvertes aux femmes»

Urs Ryffel
(schillingreport 2022)

Aglaë Strachwitz

«Chez nous, les jeunes assument beaucoup de responsabilités très tôt»

Aglaë Strachwitz
(schillingreport 2022)

André Wyss

«L’intégration de la numérisation permet d’en faire un facteur de création de valeur»

André Wyss
(schillingreport 2022)

Présentation des entreprises associées

EntreprisesPrivate SectorGender-Diversity-Pipeline (sr2021)EntreprisesPrivate SectorGender-Diversity-Pipeline (sr2021)
Aargauische KantonalbankLeonteq AG
ABB Ltd.Liebherr-International AG
ABB Schweiz AGLiechtensteinische Landesbank
Addex Therapeutics LifeWatch AG
Adecco Management & Consulting SALogitech International SA
Adval Tech Holding AGLonza Group AG
AEVIS VICTORIA SALuzerner Kantonalbank AG
Airesis SAMagazine zum Globus AG
Alcon SwitzerlandManor AG
Allianz Suisse Gruppe McDonald's Suisse Holding SA
Allreal Holding AGMCH Group AG
Alpiq Holding AGMedartis AG
ALSO Holding AG
Meier Tobler AG
Alufleckpack AGMetall Zug Gruppe
AMAG Automobil- und Motoren AGMettler-Toledo Holding AG
APG SGA SAMeyer Burger Technology AG
Appenzeller KantonalbankMicarna SA
Arbonia AG Migros-Genossenschafts-Bund
ARYZTA AGMikron Holding AG
Ascom (Holding) AGMobilezone AG
Autoneum Holding AG
Mobimo Holding AG
AXA WinterthurMolecular Partners AG
Axpo Holding AGMövenpick Holding AG
Bachem Holding AGMyriad Group AG
Bâloise-HoldingNestlé S.A.
Banca dello Stato del Cantone TicinoNidwaldner Kantonalbank
Bank Cler Novartis AG
Bank Linth LLB AGObwaldner Kantonalbank
Banque Cantonale de FribourgOC Oerlikon Corporation AG
Banque Cantonale de GenèveOctapharma AG
Banque Cantonale du Jura AGOrascom Development Holding AG
Banque Cantonale NeuchâteloiseOrell Füssli Holding AG
Banque Cantonale Vaudoise AGOrior AG
Banque Profil de Gestion SAPanalpina Welttransport (Holding) AG
Barry Callebaut AGPartners Group Holding AG
Basellandschaftliche KantonalbankPeach Property Group AG
Basilea Pharmaceutica AGPhoenix Mecano AG
Basler KantonalbankPlanzer Transport AG
Belimo Holding AGPlazza Immobilien
Bell Food Group AGPoenina Holding AG
Bellevue Group AGPolyphor AG
Bergbahnen Engelberg-Trübsee-Titlis AGPostFinance AG
Berner KantonalbankPricewaterhouseCoopers
BKW Energie AGPrivatklinikgruppe Hirslanden
BLS-GruppePSP Swiss Property AG
Bobst GroupRaiffeisen Schweiz
Bossard AGRehau GmbH
Bucher Industries AGRieter Holding AG
Bühler AGRingier Holding AG
Burckhardt Compression Holding AGRomande Energie Holding SA
Burkhalter Holding AGRonal AG
BVZ Holding AGRuag International AG
Calida Holding AGSanthera Pharmaceuticals Holding AG
Carlo Gavazzi Holding AGSBB Cargo AG
Cembra Money Bank AGSchaffhauser Kantonalbank
Chocoladefabriken Lindt & Sprüngli AGSchaffner Holding AG
Cicor Technologies GroupSchindler Holding AG
Clariant AGSchindler (Schweiz) AG
Coltène Holding AGSchlatter Holding AG
Comet Holding AGSchweiter Technologies AG
Compagnie Financière Richemont SASchweizerische Bundesbahnen SBB
Compagnie financière TraditionSchweizerische Mobiliar Versicherungsgesellschaft AG
Coop GenossenschaftSchweizerische Nationalbank
CPH Chemie + Papier Holding AG Schwyzer Kantonalbank
Crealogix Holding AGSecuritas AG Schweizerische Bewachungsgesellschaft
Credit Suisse Group AGSelecta Management AG
Credit Suisse (Schweiz) AGSensirion AG
CSS GruppeSFS Holding AG
Dätwyler Holding AGSGS SA
Denner AGSiegfried Holding AG
Die Schweizerische PostSiemens Schweiz AG
DKSH Holding AGSiemens Schweiz AG, Smart Infrastructure
dormakaba International Holding AG SIG Holding Ltd.
Dosenbach-Ochsner AGSika AG
Dufry AGSIX Group AG
Edisun Power Europe AGSoftwareOne
EFG International AGSonova Holding AG
Elma Electronic AGSR Technics Group
Emil Frey GruppeSRG SSR
Emmi AGSt. Galler Kantonalbank
EMS-CHEMIE HOLDING AGStadler Rail AG
Endress + Hauser AGStarrag Group Holding AG
Ernst & Young AGStraumann Holding AG
ETA SA Manufacture Horlogère SuisseSulzer AG
Evolva Holding AGSunrise Communications AG
F. Hoffmann-La Roche AGSuva
Feintool International Holding AGSV Group AG
fenacoSV (Schweiz) AG
Firmenich SASwiss Finance & Property Investment AG
Flughafen Zürich AGSwiss International Air Lines AG
Forbo International SASwiss Life Holding
Franke Holding AGSwiss Life Schweiz
Frutiger AGSwiss Prime Site
Galenica AGSwiss Re
GAM Holding AGSwiss Steel Group
gategroupSwisscom AG
Geberit AGSwissport International Ltd.
Generali (Schweiz) Holding AGSwissquote Group Holding AG
Georg Fischer AGSyngenta AG
Givaudan SATecan Group AG
Glarner KantonalbankTemenos Group AG
Glas Trösch Holding AG Tetra Laval Group
Glencore plcThe Swatch Group Ltd.
Goldbach Group AGThurgauer Kantonalbank
Graubündner Kantonalbank Tornos SA
Groupe Minoteries SATriumph International Spiesshofer & Braun
Gurit Holding AGTX Group
Helsana Versicherungen AGu-blox Holding AG
Helvetia GruppeUBS AG
HIAG Immobilien Holding AGUBS Switzerland AG
Highlight Event & Entertainment AGUrner Kantonalbank
HOCHDORF Holding AGV-Zug
Huber + SuhnerValartis Group AG
Hügli Holding AGValiant Holding AG
Hypothekarbank Lenzburg AGValora Holding AG
IBM Schweiz AGVAT Group AG
Idorsia Pharmaceuticals Ltd.Vaudoise Assurances Holding SA
Implenia AGVetropack Holding AG
Inficon Holding AGVifor Pharma Management AG
Interroll Holding AGVillars Holding S.A.
Intershop Holding AGVon Roll Holding AG
Investis Holding AGVontobel Holding AG
ISS Holding AGVP Bank AG
IVF HARTMANN AGVZ Holding AG
Jet Aviation Management AGWalliser Kantonalbank
JOWA AGWarteck Invest AG
Julius Bär Holding AGWISeKey International Holding Ltd
Jungfraubahn Holding AG Ypsomed Holding AG
Kardex AGZehnder Group AG
Klingelnberg AGZüblin Immobilien Holding AG
Komax Holding AGZug Estates Holding AG
Kudelski SAZuger Kantonalbank
Kühne + Nagel International AGZürcher Kantonalbank
Kuros Biosciences AGZurich Insurance Group
LafargeHolcim Ltd. Zürich Versicherungs-Gesellschaft AG
Landis+Gyr AGZur Rose
Leclanché SAZwahlen & Mayr SA
LEM Holding SA

Liste des abréviations

CAConseil d'administrationplcPublic Limited Company
CEOChief Executive OfficerPMEPetites et moyennes entreprises
CFOChief Financial OfficerRHRessources humaines
Dir.DirectionSASociété anonyme
etc.et ceteraSMISwiss Market Index
Ltd.LimitedSPISwiss Performance Index
NCCNomination and Compensation CommitteeUEUnion européenne
p. ex.par example

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